18/10/2009

Réveillez-vous ! “le monde entier gît au pouvoir du méchant”. (1 Jean 5:19)

L’injustice du monde au niveau social.

Le plus grand scandale n’est pas celui de la faim, c’est celui de la persistance de la faim dans un monde qui a les moyens de l’éradiquer. Alors que chaque année, le monde dépense environ 800 milliards de dollars pour s’armer et préparer la guerre :

=> 800 000 000 d’humains vivent dans une pauvreté absolue.

=> 770 000 000 sont trop sous-alimentés pour mener une vie active.

=> 100 000 000 sont sans abri.

=> 1 300 000 000 n’ont pas d’eau potable.

=> 14 000 000 d’enfants meurent chaque année des conséquences de la malnutrition

=> Seulement 4 milliards de dollars sont dépensés pour les recherches médicales


=> Il faudrait seulement
11,6 milliards de dollars aux pays pauvres pour financer des dépenses cruciales (affirme la Banque Mondiale).

 


 

Si tout cet argent (800 milliards de dollars) était investi dans des entreprises pacifiques, en vue de construire les logements, les hôpitaux, les écoles et les autres installations qui font aujourd’hui défaut, pour faire appliquer des mesures d’hygiène élémentaires ou pour approvisionner tous les hommes en eau potable, le monde ne serait déjà plus le même. Dwight Eisenhower fit en 1953 une déclaration toujours d’actualité: "Chaque canon, chaque navire de guerre, chaque missile représente en réalité un vol commis aux dépens de ceux qui ont faim (...). Ce monde en arme ne dilapide pas seulement de l’argent. Il ruine (...) les espoirs de ses enfants."


 

 

Actuellement, des sommes exorbitantes sont aussi déboursées pour des projets trop souvent inutiles alors que la faim, la maladie et la misère persistent.

Exemples de Projets

But de ces projets

Coût

Machine à « Big Bang »

Cette machine selon les scientifiques doit recréer les circonstances de la formation de l'univers. L'expérience met à contribution 10 000 scientifiques.

14 milliards de dollars

Programme Appollo

Programme spatial de la NASA mené durant la période 19611975 qui a permis aux États-Unis d'envoyer pour la première fois des hommes sur la Lune.

135 milliards de dollars

Lanceur « Ares I »

Fusée de la NASA destinée à mettre sur orbite le véhicule spatial Orion pour de futures missions lunaires.

Estimé à 108 milliards de dollars à l’horison 2020 mais qui a déjà coûté 7 milliards

Programme

Constellation

Programme d'exploration spatiale de la NASA dont le principal objectif est l'envoi d'astronautes sur la Lune vers 2020 pour des missions de longue durée. Définie par Georges W. Bush en 2004.

Estimé à 44 milliards de dollars à l’horizon 2015 mais qui a déjà coûté 8 milliards

Station spatiale

Freedom

Projet de station spatiale permanente en orbite terrestre de la NASA. Approuvée par Ronald Reagan en 1984.

93,9 milliards de dollars, dont 50,5 milliards rien que pour les vols de navettes.

Mars Exploration Rover (MER)

Mission spatiale initiée par les États-Unis et confiée à la NASA sur la planète Mars.

800 millions de dollars

Nettoyer la pollution provoquée par les usines d'armement nucléaire. Pays : Etats-Unis

100 milliards de dollars

Etc.


 

 

 Les dirigeants et savants de ce monde font preuve d’un égoïsme imprévoyant, d’une complaisance et d’une indifférence incroyable quand il s’agit de relever les importants défis qui leur sont lancés sur la terre alors qu’ils ont été capables d’atteindre la Lune. La Bible nous dit que les nations marchent “dans la stérilité de leur intelligence” (Éphésiens 4:17) et qu’elles ont “perdu tout sens moral” (Ephésiens 4:19). L’injustice humaine a dépassé les bornes, les hommes sont devenus sots dans leurs raisonnements et leur cœur inintelligent s’est obscurci. Bien qu’ils affirment être sages, ils sont devenus fous, sans intelligence, sans affection naturelle et sans pitié. (Romains 1:18, 21-22, 31).


 

 

Selon l’Institut international de Stockholm pour les recherches sur la paix, la valeur des armes conventionnelles vendues sur le marché mondial entre 1988 et 1992 est de 151 milliards de dollars. En tête des exportateurs venaient des pays considérés civilisés : les Etats-Unis écrasent la concurrence avec 54%, le Royaume-Uni se place ensuite avec 13% et au troisième rang se trouve la Russie avec 9,5% du marché, suivis de l’Allemagne, la France, l’Italie, et la Suède. Ils ont été les fournisseurs des plus de 120 conflits qui ont éclaté depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale faisant plus de 20 millions de victimes. Qu’a-t-on fait pour éviter ces conflits ? Il se trouve que l’exportation d’armes est un marché fructueux qui rapporte des milliards de dollars. Les gouvernements humains peuvent-ils offrir quelque chose qui justifie l’espoir de les voir un jour établir la paix ? Les Nations unies, qui est une organisation internationale fondée en 1945 dans le principal objectif de maintenir la paix dans le monde, n’a rien fait pour autant. Aryeh Neier, directeur général d’un organisme de sauvegarde des Droits de l’homme, dit dans l’International Herald Tribune: "Les Nations unies et ses divers organismes font preuve d’une négligence et d’une incompétence tellement monstrueuses que leur action contre la pauvreté en Somalie est pour ainsi dire sans effet."

Ce monde dirigé par Satan a “perdu tout sens moral” (Éphésiens 4:19; 1 Jean 5:19.). Efforcez vous à ne pas aimer le monde ni les choses qui sont dans le monde car qui veut être ami du monde se constitue ennemi de Dieu (1 Jean 2:15; Jacques 4:4). C’est avec raison, que la Bible nous exhorte en ces termes: ‘Tenez ferme contre les ruses du Diable.’ — Éphésiens 6:11.
                     

Un monde sur un “navire en perdition”.

Beaucoup de gens ont le sentiment d’être embarqués dans un navire en perdition d’autres ne se rendent simplement pas compte. C’est Satan le Diable qui est le dieu du présent système de choses qui aveugle l’esprit des gens (Jean 12:31; 14:30; 16:11; II Corinthiens 4:4). Des pièges sont actuellement mis à notre disposition et à celle de nos enfants : LE CINÉMA, la télévision, les cassettes vidéo, les DVD, les jeux électroniques et l’Internet font partie du quotidien de beaucoup d’adultes et de jeunes. Malheureusement, cela n’est pas sans danger car souvent ces médias encouragent la liberté sexuelle et sapent les normes morales ce qui favorise l’apparition d’une culture qui contamine l’esprit et le cœur des jeunes comme des moins jeunes. Ceux qui critiquent la violence à la télévision l’accusent de pousser à l’agressivité et de rendre moins compatissant envers les victimes de violences réelles. Des styles de vie et des pratiques que les Écritures condamnent sont aujourd’hui présentés dans la société en générale comme acceptables, normaux, voire à la mode c’est-à-dire que plus en plus de gens mènent un style de vie caractérisé par le laisser-aller, l’usage de drogue, la liberté sexuelle, les films immoraux, la musique avilissante, les paroles obscènes, les danses sensuelles, l’orgueil racial ou national, etc. (I Jean 2:16; Éphésiens 5:3-5.) Dans le même temps, les valeurs chrétiennes et ceux qui s’y conforment sont fréquemment méprisés et ridiculisés

 

Les dangers de l’internet



 

Aujourd'hui, plus de 600 millions de personnes sont connectées dans le monde, l’Internet a révolutionné l’univers des affaires et de la communication. Mais le problème qui se pose c'est la cyberpornographie qui rapporte deux milliards d’euros par an. Ces cinq dernières années, le nombre de sites pornographiques a connu une augmentation fulgurante de 1800 % ! Il en existerait actuellement plus de 260 millions, et ce chiffre continue d’augmenter à un rythme sans précédent. Pas moins de 9 adolescents sur 10 avouent fréquenter les sites pornographiques. Au Royaume-Uni, 57 % des jeunes de 9 à 19 ans qui utilisent Internet chaque semaine ont été en contact avec de la pornographie.

Selon la psychologue Kimberly Young, directrice du centre de la dépendance à l’Internet,

« la pornographie est à ce point omniprésente sur l’Internet qu’il est difficile, quoi qu’on fasse, d’y échapper. Cela accroît le risque de dépendance au cybersexe ».

Selon le procureur général des États-Unis- Theodore B. Olson, «
La pornographie sur Internet cause des blessures irréparables à notre plus grande ressource, nos enfants ».

La Bible nous dit que  chacun est éprouvé en se laissant entraîner et séduire par son propre désir ”. (Jacques 1:14.) Les revendeurs de pornographie considèrent toute personne ayant accès à un ordinateur comme une victime potentielle, et ils recourent à une large palette de procédés pour éveiller le “ désir ” de chacun, c’est-à-dire “ le désir de la chair et le désir des yeux ”. (1 Jean 2:16.) Leur objectif est de “ séduire ” ou, selon un dictionnaire (Vine’s Expository Dictionary of Biblical Words), d’appâter l’utilisateur sans méfiance. — Proverbes 1:10.

Comme “ les méchants ” des temps bibliques, les marchands de pornographie agissent généralement avec ruse. Cette volonté acharnée d’attirer les clients se traduit notamment par une diffusion massive de quelque deux milliards de courriels à caractère pornographique par jour. Les intitulés que la plupart de ces messages indésirables contiennent dans la case “ objet ” les font paraître inoffensifs. Toutefois, leur ouverture peut déclencher un défilement d’images immorales difficile à interrompre.

En plus selon des estimations, 750 000 prédateurs se connectent chaque jour à Internet et traînent sur les chats et les sites de rencontres.

Ce qui semble le plus inquiétant c’est que ni l'Union européenne ni aucune autre organisation gouvernementale ne fait rien pour arrêter ce fléau. Google est même accusé de soutenir la pornographie infantile, considéré même le plus important et le plus efficace diffuseur de pornographie infantile au monde. Pourquoi les pays occidentaux ne prennent-ils pas l’exemple de la Chine où le porno est simplement interdit (44 000 sites pornos ont été supprimés en 2007), c’est donc incompréhensible que le porno persiste encore aujourd’hui et qu’il soit à la portée de nos enfants. Pourquoi donc ?

Comment les parents peuvent-ils préparer les enfants aux dangers à venir ? “ La sagesse procure une protection ”, dit la Bible. — Ecclésiaste 7:12.

                                
 

Les dangers des médias


 

Les médias aussi répandent une propagande subtile ; ils laissent entendre qu’il est normal de se livrer à l’immoralité sexuelle, de s’enivrer ou d’employer un langage grossier, voire vulgaire. Et la plupart des gens acceptent aujourd’hui aisément, que se soit au cinéma ou à la maison, de regarder ces films à la sexualité explicite et au langage vulgaire. Ces films sont souvent en apparence inoffensifs car généralement même les enfants sont autorisés à les regarder. C’est le conseil supérieur de l’audiovisuel qui se charge de contrôler les films pour les classer « enfants admis » ou « enfants non admis », pourtant ou ils se trompent dans le classement des films ou simplement ils le font exprès. Cette mentalité constitue une menace pour notre équilibre spirituel, à moins que nous ne ‘ livrions un dur combat pour la foi ’. — Jude 3. N’essayons pas d’imiter ceux qui sont plus “ amis des plaisirs plutôt qu’amis de Dieu ”. (2 Timothée 3:1-5)

 

La liberté sexuelle s’accroît 

Entre 1980 et 1991, [aux États-Unis] le nombre de couples ayant préféré le concubinage au mariage a augmenté de 80 %. ” Ce phénomène n’est d’ailleurs pas spécifiquement nord-américain. On lit dans la revue Asiaweek : " Les pays [d’Asie] sont actuellement le théâtre d’un violent débat culturel : liberté sexuelle contre valeurs traditionnelles ; et la balance penche de plus en plus du côté du changement. " Les chiffres montrent que, dans beaucoup de pays, l’adultère et les relations sexuelles avant le mariage sont de plus en plus acceptés. Certains applaudissent à cette nouvelle liberté sexuelle. En revanche, le livre La montée de l’autoritarisme et le déclin de la moralité (angl.), de James Dorn, cite " l’augmentation des naissances illégitimes " et " le divorce " au nombre des " signes évidents d’une décadence morale ".



 

Peut-on espérer que les systèmes mis en place par la société contribueront à édifier un avenir meilleur en enseignant des principes moraux élevés, la considération pour les autres et l’amour du prochain ? N’y comptons pas. La carrière, le profit, voilà les valeurs qu’ils cultivent. L’esprit qu’ils encouragent n’est pas celui de la coopération, mais un esprit de compétition acharnée. Loin d’enseigner la morale, beaucoup d’établissements ferment les yeux sur la liberté sexuelle, d’où la multiplication des grossesses d’adolescentes et des maladies sexuellement transmissibles.

La stupéfiante montée en flèche du nombre des grossesses illégitimes chez les adolescentes a incité les autorités à considérer ce problème de plus près. Quelles solutions proposent ces autorités parentales contre ce fléau ? Des cours d’éducation sexuelle ainsi que des contraceptifs aux adolescents sexuellement actifs mais ces mesures sont sans conteste de piètres solutions. Un spécialiste des grossesses d’adolescentes a dit: “
Aux yeux de leurs camarades, il est important pour des jeunes d’être sexuellement actifs. Aucun d’eux ne voudrait être vierge.” (Revue Time). La raison principale de ce “laisser-aller”, c’est qu’on utilise de moins en moins la Bible, a fait remarquer Emory Davis dans un discours à l’Université Rutgers


La Bible affirme clairement : “ Ne vous égarez pas : Ceux qui pratiquent la liberté sexuelle ou adorent les idoles, les adultères, les jouisseurs, ceux qui pratiquent l’homosexualité, les voleurs, ceux qui n’en ont jamais assez, les buveurs, les calomniateurs et ceux qui profitent des autres n’hériteront pas du Royaume de Dieu. ” — 1 Corinthiens 6:9, 10
La juste place qui revient aux relations sexuelles est clairement définie dans la Bible: “Que le mariage soit honoré chez tous et le lit conjugal sans souillure, car Dieu jugera les fornicateurs et les adultères.” — Hébreux 13:4.

L’excès d’alcool chez les jeunes

Dans le monde entier, l’usage et l’abus d’alcool augmentent à un rythme alarmant chez les jeunes. Aux États-Unis, plus de dix millions — soit la moitié — des élèves de 13 à 18 ans ont bu au moins une fois de l’alcool durant l’année écoulée. Environ huit millions en boivent une fois par semaine. De fait, les adolescents américains consomment annuellement plus d’un milliard de canettes de bière et plus de 300 millions de bouteilles de boissons sucrées et alcoolisées à base de vin. Dans les années 30, l’adolescent américain moyen buvait pour la première fois une boisson alcoolique à 18 ans. Aujourd’hui, il commence avant 13 ans.

Boire jusqu’à l’overdose dans la rue ! C’est la devise de plus en plus de jeunes en Espagne. Pour faire face à ce cataclysme dépravé, le gouvernement s’oriente vers des mesures drastiques contre la consommation d’alcool sur la voie publique et la vente aux moins de 18 ans… El Bottelón : c’est le nom de cette pratique, populaire entre toutes au sein de la jeunesse espagnole. Elle consiste à boire de l’alcool dans la rue, bien au-delà de la soif, les vendredi et samedi soir ! Et l’âge moyen de ses adeptes ne dépasserait pas… 13,6 ans ! En Europe et dans le reste de l’Amérique plus en plus de jeunes fréquentent des bars et des boîtes de nuit, ce qui ne fait qu’augmenter leur consommation d’alcool et de drogue.

À propos des boissons alcooliques, la Bible dit: “Quiconque se laisse égarer par cela n’est pas sage.” (Proverbes 20:1).

 

L’orgueil national et racial  

On parle beaucoup d’unir le monde, mais peu de résultats concrets sont observables. Pourquoi, malgré les efforts sincères d’un grand nombre, l’unité mondiale est-elle toujours aussi insaisissable, même en ce XXIe siècle ?

On trouve une partie de la réponse dans cette remarque d’un des premiers ministres qui ont assisté à la conférence de l’APEC : " Il y a ce qu’on appelle l’orgueil national. " En effet, la société humaine est imprégnée de nationalisme. Chaque nation, chaque groupe ethnique est mû par le désir d’autodétermination. Souveraineté nationale, esprit de rivalité et avidité forment un cocktail explosif. Bien souvent, lorsque l’intérêt national entre en conflit avec l’intérêt mondial, c’est l’intérêt national qui l’emporte.  La peste qui cause des adversités. ” (Psaume 91:3). Cette expression du psalmiste décrit parfaitement le nationalisme ! Il a bel et bien été comme un fléau pour l’humanité, conduisant à des souffrances indescriptibles. Le nationalisme — et la haine qui en découle — existe depuis des siècles. Aujourd’hui, il continue d’attiser les divisions, et aucun dirigeant humain n’a pu l’arrêter.

Nombre d’experts en la matière admettent que le nationalisme et la recherche des intérêts du pays sont à la base des problèmes mondiaux. Par exemple, l’ancien secrétaire général des Nations Unies Sithu U Thant a remarqué : " Un grand nombre des difficultés que nous devons résoudre aujourd’hui sont dues à de mauvaises attitudes [...]. Parmi celles-ci, citons l’idée de nationalisme étroit : ‘ Qu’il ait tort ou raison, c’est mon pays. ’ " Malgré cela, aujourd’hui, préoccupées de leurs propres intérêts, les nations revendiquent de plus en plus fort leur souveraineté, et celles qui l’ont ne veulent pas en céder un pouce.

Dans son livre Conflit et coopération parmi les nations (angl.), Ivo Duchacek fit cette remarque : "Le nationalisme divise l’humanité en groupes qui se montrent intolérants les uns envers les autres. À cause de cela, les hommes pensent d’abord en tant qu’Américains, Russes, Chinois, Égyptiens ou Péruviens, et ensuite en tant qu’humains, — si toutefois il leur arrive de penser ainsi."

Non seulement les orgueilleux déplaisent aux hommes droits, mais, ce qui est plus grave, ils sont aussi en opposition avec YHVH Dieu (Jc 4:6 ; 1P 5:5). L’orgueil est sottise et péché (Pr 14:3 ; 21:4), et Dieu lui-même se dresse contre les orgueilleux pour les abaisser (2S 22:28). Celui qui ne renonce pas à l’orgueil s’attirera à coup sûr la destruction. Dans l’Antiquité, la nation de Moab, qui s’éleva contre Dieu et contre son peuple, fut réduite à rien (Is 16:6 ; 25:10, 11 ; Jr 48:29). Même le royaume des dix tribus d’Israël ne fut pas épargné quand le cœur de ses habitants devint orgueilleux et insolent. — Is 9:8-12. ; Jb 10:16 ; 40:11 ; Ps 18:27 ; 31:18, 23 ; Is 2:11, 17

Ne pas perdre espoir

 Pour moi, c’est YHVH que je guetterai. Je veux rester dans l’attente du Dieu de mon salut. ” (Mika 7:2, 7). 

 

L’injustice du monde au niveau environnemental. 

  

http://bible-et-science.skynetblogs.be/post/7306856/dieu-causera-la-ruine-de-ceux-qui-ruinent 

11/10/2009

La rançon, le plus beau don de Dieu

Le terme français “ propitiation ” désigne l’action de “ rendre (Dieu) propice, c’est-à-dire favorable ” ; dans la Bible, il implique l’idée de “ couvrir les péchés ”. Dans les Écritures hébraïques, on le rencontre surtout dans les livres du Lévitique et des Nombres. Kaphar est le vocable hébreu traduit par “ faire propitiation ” ; on pense qu’il signifiait primitivement “ couvrir ”, peut-être même “ effacer ”.

L'homme et la propitiation

Il faut que les péchés de l’homme soient couverts, que propitiation soit faite pour lui ; la raison en est le péché héréditaire (1R 8:46 ; Ps 51:5 ; Ec 7:20 ; Rm 3:23), péché qui a pour cause non pas Dieu, mais l’homme lui-même (Dt 32:4, 5). Adam, qui perdit la vie éternelle dans la perfection, transmit le péché et la mort à ses descendants (Rm 5:12), lesquels, par voie de conséquence, se trouvèrent tous sous le coup d’une condamnation à mort. Si l’homme devait retrouver la possibilité de vivre éternellement, alors, selon un principe juridique que YHVH fit consigner plus tard dans la Loi mosaïque, à savoir le principe d’équivalence, il faudrait que la chose offerte en propitiation ait même valeur que ce qui a été perdu par Adam. — Deutéronome 19:21.

Dans la Bible, le mot “ propitiation ” implique donc la notion de “ couvrir ” ou de “ donner en échange ” ; ce qu’on donne en échange d’une autre chose, comme “ couverture ”, doit en être la réplique même. Ainsi, tout ce qui donnera satisfaction pour quelque chose qui a été perdu doit correspondre à cette chose, la couvrir complètement, en être l’équivalent exact, sans rien en moins ni rien en plus. Aucun humain imparfait ne peut fournir pareille couverture, opérer une telle propitiation, pour faire recouvrer la vie humaine dans la perfection à l’un quelconque des hommes ou à tous les hommes (Psaumes 49:7, 8). Propitiation ne serait faite pour ce qu’Adam a perdu qu’à la condition de fournir un sacrifice pour le péché ayant même valeur qu’une vie humaine parfaite.

YHVH
 Dieu institua chez les Israélites les offrandes de propitiation, qui préfiguraient le grand sacrifice de propitiation à venir. C’est à YHVH et non à l’homme que revient le mérite d’avoir conçu et révélé le moyen de propitiation pour couvrir le péché héréditaire et permettre de lever la condamnation à mort qu’il entraînait. 

Les sacrifices de propritiation

Selon les instructions de Dieu, les Israélites devaient offrir des sacrifices pour le péché afin de faire propitiation (Ex 29:36 ; Lv 4:20). Le jour des Propitiations, chaque année, avait une importance particulière. Ce jour-là, le grand prêtre d’Israël offrait des sacrifices d’animaux et faisait propitiation pour lui-même, pour les autres Lévites, et pour les tribus non sacerdotales d’Israël (Lv 16). Les animaux à sacrifier devaient être sans défaut, signe que la perfection serait exigée de leur antitype. En outre, le fait qu’on donnait la vie de la victime, son sang étant versé pour faire propitiation, révèle que faire propitiation coûte quelque chose (Lv 17:11). Les sacrifices pour le péché qu’offraient les Israélites et les différents rites du jour annuel des Propitiations leur faisaient sans aucun doute prendre conscience que leur condition de pécheurs était quelque chose de grave et qu’il fallait que propitiation soit réellement faite pour leur personne. Cependant, les sacrifices d’animaux ne pouvaient pas véritablement faire propitiation pour le péché de l’homme, parce que la bête est inférieure à l’homme, lequel a reçu la domination sur elle. — Gn 1:28 ; Ps 8:4-8 ; Hé 10:1-4

 

Accomplissement en Jésus-Christ

Les Écritures grecques chrétiennes font sans équivoque le lien entre la propitiation à faire pour les péchés des hommes et Jésus Christ. En lui les types et les ombres de la Loi mosaïque trouvent leur accomplissement, car il est Celui que préfiguraient les différents sacrifices d’animaux prescrits par cette Loi. Homme parfait, sans péché, Jésus fut le sacrifice pour le péché pour tous les descendants d’Adam qui, au bout du compte, seront délivrés du péché héréditaire et de la mort (2Co 5:21). Christ “ a offert un seul sacrifice pour les péchés à perpétuité ” (Hé 10:12), et il est indiscutablement “ l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ”. (Jn 1:29, 36 ; 1Co 5:7 Ap 5:12 ; 13:8 ; voir aussi Is 53:7.) Le pardon n’est possible que si du sang est répandu (Hé 9:22), et les chrétiens qui marchent dans la lumière ont l’assurance que ‘ le sang de Jésus le Fils de Dieu les purifie de tout péché ’. — 1Jn 1:7 ; Hé 9:13, 14 Ap 1:5.

La vie humaine parfaite de Jésus offerte en sacrifice est le sacrifice antitypique pour le péché. Voilà la chose de valeur qui opère la libération des humains, qui les rachète du péché héréditaire et de la mort (Tt 2:13, 14 ; Hé 2:9). Christ en personne déclara : “ Le Fils de l’homme lui-même est venu, non pas pour être servi, mais pour servir et donner son âme comme rançon [gr. : lutron] en échange de beaucoup. ” (Mc 10:45). Étant donné que Jésus était parfait, donc semblable à Adam avant le péché du premier homme, son sacrifice a réellement fait propitiation pour ce qu’Adam avait perdu en péchant. — 1Tm 2:5, 6 ; Ép 1:7.

 

La réconciliation rendue possible

Le péché crée une séparation entre Dieu et l’homme, car YHVH condamne le péché. Pour que le fossé entre l’homme et son Créateur puisse être comblé, il fallait donc que le péché soit réellement couvert (Is 59:2 ; Hab 1:13 ; Ép 2:3). Mais YHVH Dieu a rendu possible la réconciliation entre lui et les humains pécheurs grâce à l’homme parfait Jésus Christ. Ainsi, l’apôtre Paul écrivit : “ Nous nous glorifions aussi en Dieu par notre Seigneur Jésus Christ, grâce à qui nous avons maintenant reçu la réconciliation. ” (Rm 5:11). Pour obtenir la faveur d'YHVH, il faut accepter la réconciliation que Dieu offre par l’intermédiaire de Jésus Christ. Ce n’est que par ce moyen qu’il est possible d’accéder à la condition qui fut celle d’Adam avant qu’il ne pèche. Dieu révéla tout son amour en rendant cette réconciliation possible. — Rm 5:6-10.

La propritiation de la justice

Il fallait cependant que la justice soit satisfaite. L’homme, qui avait été créé parfait, perdit en péchant son état de perfection, et c’est ainsi qu’Adam et ses descendants se trouvèrent sous le coup de la condamnation divine. L’attachement aux principes de justice exigeait que Dieu exécute sur Adam la sentence de sa loi, par suite de la désobéissance de l’homme. Mais, poussé par l’amour, Dieu conçut le moyen qu’est la substitution, moyen qui donnerait satisfaction à la justice et qui permettrait, sans que la justice soit violée d’aucune manière, aux descendants repentants du pécheur Adam d’obtenir le pardon et de retrouver la paix avec Dieu (Col 1:19-23). YHVH donc “ a envoyé son Fils comme sacrifice propitiatoire pour nos péchés ”. (1Jn 4:10 ; Hé 2:17.) Un sacrifice propitiatoire est un sacrifice qui a pour but de rendre Dieu propice, c’est-à-dire favorable. Le sacrifice propitiatoire de Jésus ôte à Dieu la raison qu’il avait de condamner une créature humaine et permet d’étendre à cette créature la faveur et la miséricorde divines. Ce sacrifice de propitiation ôte le fardeau qu’est le péché ainsi que la condamnation à mort qui en résulte, en ce qui concerne l’Israël spirituel et tous les autres humains qui l’acceptent. — 1Jn 2:1, 2 ; Rm 6:23.

L’idée de substitution ressort nettement de certains textes bibliques relatifs à la propitiation. Par exemple, Paul fit observer que “ Christ est mort pour nos péchés selon les Écritures ” (1Co 15:3) et que “ Christ, par rachat, nous a libérés de la malédiction de la Loi en devenant malédiction à notre place [à la place des Juifs], parce qu’il est écrit : ‘ Maudit est tout homme pendu à un poteau. ’ ” (Ga 3:13 ; Dt 21:23). Pierre expliqua : “ Il a porté lui-même nos péchés dans son propre corps sur le poteau, afin que nous puissions en finir avec les péchés et vivre pour la justice. Et ‘ par ses meurtrissures vous avez été guéris ’. ” (1P 2:24 ; Is 53:5). Il écrivit encore : “ Christ lui-même est mort une fois pour toutes en ce qui concerne les péchés, un juste pour des injustes, pour qu’il puisse vous conduire à Dieu. ” — 1P 3:18.

La base de la propitiation

Jean écrit “ces choses” relatives au péché, au pardon et à la purification afin que nous ne pratiquions pas le péché. Ses paroles devraient nous inciter à faire de vigoureux efforts pour ne pas pécher (I Corinthiens 15:34). Cependant, si nous commettons “un péché” et si nous sommes repentants, nous avons “un assistant auprès du Père, Jésus Christ, un juste”, qui plaide notre cause auprès de Dieu (Hébreux 7:26; voir Jean 17:9, 15, 20). Jésus est un “sacrifice propitiatoire”. Sa mort satisfait la justice et donne à Dieu la possibilité d’exercer sa miséricorde et d’ôter le fardeau qu’est le péché dans le cas des Israélites spirituels, mais aussi le péché “du monde entier”, y compris de la “grande foule”. (Romains 6:23; Galates 6:16; Apocalypse 7:4-14.) Profonde est notre gratitude pour ce sacrifice.

 

Un acte d’amour qui doit être payé de retour par la foi 

Dieu et Christ ont, à propos de cette propitiation faite pour les péchés héréditaires des humains, donné un parfait exemple d’amour (Jn 3:16 ; Rm 8:32 ; 1Jn 3:16). Cependant, pour bénéficier de cette propitiation, il faut se repentir vraiment et exercer la foi. YHVH n’agréait pas les sacrifices de Juda quand ils n’étaient pas offerts avec le bon état d’esprit (Is 1:10-17). Dieu envoya Christ “ comme offrande de propitiation, grâce à la foi en son sang ”. (Rm 3:21-26.) Ceux qui, avec foi, acceptent la disposition divine en vue de la propitiation opérée par le moyen de Jésus Christ peuvent obtenir le salut, mais pas ceux qui la refusent (Ac 4:12). Enfin, pour quiconque ‘ pratique le péché volontairement après avoir reçu la connaissance exacte de la vérité, il ne reste plus pour les péchés aucun sacrifice, mais il y a une certaine attente terrible du jugement ’. — Hé 10:26-31.

 

La prophétie messianique de Daniel

Si les Écritures hébraïques emploient souvent le terme hébreu traduit par messie, ou oint, pour désigner les rois et les prêtres de l’ancien Israël, il faut noter que des déterminatifs accompagnent chaque fois ce terme dans le texte hébreu lorsqu’il est fait mention de ces oints “secondaires”. Toutefois, il y a un texte où le terme hébreu rendu par messie apparaît sans aucun déterminatif, ce qui indique que dans ce passage, il désigne le Messie par excellence. Voyons ce que nous dit ce passage:

Soixante-dix semaines [d’années] ont été fixées comme terme à ton peuple et à ta ville sainte pour éteindre la rébellion, mettre fin aux péchés, effacer l’iniquité et établir une justice éternelle (...). Sache donc et comprends bien qu’à partir du moment où fut donné l’ordre de recommencer à reconstruire Jérusalem jusqu’à un prince oint [“au messie, au guide”, Chouraqui], il y a sept semaines [d’années]; et durant soixante-deux semaines [d’années], [elle] sera de nouveau rebâtie — rues et fossés des remparts — mais en pleine détresse des temps. Et après ces soixante-deux semaines [d’années] un oint [“le messie”, Chouraqui] sera supprimé.” — Daniel 9:24-26.

Détail intéressant, les Écritures parlent ici de l’instauration d’une justice éternelle. Mais celle-ci n’est pas attribuée au règne du Messie. En revanche, elle est associée à sa mise à mort!

En outre, nous apprenons que ces événements sont liés à l’action de “mettre fin aux péchés”. Voilà quelque chose de singulier, car d’après les Écritures hébraïques nous avons tous une inclination innée à faire le mal, ou à pécher. Pour prendre un exemple, en Genèse 8:21, les paroles de Dieu sont ainsi rapportées: “Les conceptions du cœur de l’homme sont mauvaises dès son enfance.” Nous connaissons aussi cet autre passage: “Il n’est pas d’homme juste sur terre qui fasse le bien sans jamais faillir.” (Ecclésiaste 7:20). Pourtant, malgré cette inclination qui est propre à tous les humains et que nous ne parvenons pas à dominer complètement, l’apparition du Messie et sa mort procurent la ‘fin du péché’! Il n’y a rien d’étonnant alors que cela soit rattaché à ‘l’instauration d’une justice éternelle’!

Par ailleurs, Daniel 9 déclare que l’apparition du Messie et sa mort ‘effaceraient l’iniquité’ [‘absoudraient le tort’, Chouraqui]. Dans les Écritures hébraïques, l’équivalent hébreu de ce terme est employé pour l’action de couvrir les péchés, action obtenue grâce aux sacrifices d’animaux (Exode 29:36). Mais, chose bizarre, Daniel parle d’absolution, ou d’effacement, non en rapport avec la mort d’un animal quelconque, mais plutôt en relation avec la mort du Messie!

 

Un “sacrifice expiatoire” pour les autres

Il convient de noter que, tandis que Daniel 9:24-26 a trait à une propitiation de substitution, il existe un autre passage des Écritures hébraïques (Ésaïe 52:13 à 53:12) qui décrit en termes clairs la propitiation comme l’action de ‘mourir et de souffrir à la place de’. Cette prophétie parle avec précision des souffrances et de la mort d’un individu qui par ce moyen fait propitiation pour (efface ou absout) les péchés des autres. Ce texte parle effectivement de son âme qui devient une offrande de culpabilité pour les péchés des autres! Voyons ce que ce passage d’Ésaïe nous rapporte concernant ce serviteur de Dieu:

Méprisé, repoussé des hommes, homme de douleurs, expert en maladies, il était comme un objet dont on détourne le visage, une chose vile dont nous ne tenions nul compte. Et pourtant ce sont nos maladies dont il était chargé, nos souffrances qu’il portait (...). Et c’est pour nos péchés qu’il a été meurtri, par nos iniquités qu’il a été écrasé; le châtiment, gage de notre salut, pesait sur lui, et c’est sa blessure qui nous a valu la guérison. (...) Dieu a fait retomber sur lui notre crime à tous. (...) Qui pourrait décrire sa destinée? Car il s’est vu retrancher du pays des vivants, les coups qui le frappaient avaient pour cause les péchés des peuples. (...) S’il s’offrait lui-même comme sacrifice expiatoire il [verrait] une postérité destinée à vivre de longs jours, et (...) l’œuvre de l’Éternel [prospérerait] dans sa main. Délivré de l’affliction de son âme, il jouira à satiété du bonheur; par sa sagesse le juste, mon serviteur fera aimer la justice à un grand nombre et prendra la charge de leurs iniquités. C’est pourquoi je lui donnerai son lot parmi les grands; avec les puissants il partagera le butin, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort (...), lui, qui n’a fait que porter le péché d’un grand nombre et qui a intercédé en faveur des coupables.”


Ésaïe parle ici de l’instauration de la justice par une personne qui est ‘écrasée par nos iniquités’ comme un “sacrifice expiatoire” et qui de ce fait porte “notre crime à tous”. Puisque Daniel 9:24-26 précise que le Messie ferait propitiation, Ésaïe 52:13 à 53:12 doit également se rattacher à l’œuvre du Messie.

 

L’explication d’un paradoxe

Mais si le Messie devait souffrir et mourir pour effacer les péchés des autres, comment pouvait-il gouverner comme roi, comme Ésaïe l’avait également prophétisé? Ésaïe fit lui-même allusion à cette contradiction apparente en disant du Messie: “[En s’offrant] lui-même comme sacrifice expiatoire” [ZK] “il (...) prolongera les jours [Chouraqui]” et “avec les puissants il partagera le butin, parce qu’il s’est livré lui-même à la mort” [ZK]. Comment soutenir semblable paradoxe? Comment est-il possible à une personne de ‘prolonger les jours’ après ‘s’être livrée elle-même à la mort’?

Un serviteur de Dieu souleva un jour cette question: “Lorsque l’homme meurt, revivra-t-il?” (Job 14:14). Les Écritures hébraïques répondent résolument par oui. Non seulement elles rapportent les cas d’hommes ramenés à la vie par les prophètes de Dieu, mais elles parlent aussi d’une époque où “beaucoup de ceux qui dorment dans la poussière du sol se réveilleront”. — Daniel 12:2 (comparez avec I Rois 17:17-24; II Rois 4:32-37; 13:20, 21).

Ainsi, pour que s’accomplisse la Parole de Dieu, le Messie devait être ramené à la vie ou ressuscité. C’est seulement alors qu’il serait en mesure de gouverner en tant que roi et de procurer à l’humanité de plus amples bienfaits. Les paroles de David s’appliqueraient alors à lui avec à-propos: “Car tu n’abandonneras pas mon âme au Cheol [la tombe].” — Psaume 16:10. Au premier siècle, les disciples juifs de Jésus comprirent après coup le sens de ces prophéties des Écritures. C’est pourquoi ils ne considérèrent plus les souffrances et la mort de Jésus comme un handicap l’empêchant d’être le Messie. Au contraire, ils tinrent ces événements de la vie de Jésus pour des preuves corroborant qu’il était bien le Messie.

De plus, Dieu est “juste”; il adhère toujours à ses critères de justice. Il a satisfait à la justice par le moyen de la rançon et il peut “pardonner nos péchés et nous purifier de toute injustice” si nous confessons notre condition de pécheurs et exerçons la foi dans le sacrifice de Jésus (Hébreux 9:11-15). Par sa mort, le Messie a emporté les péchés, tout comme le bouc qui portait les péchés du peuple et qu’on envoyait ensuite dans le désert le Jour des Propitiations (Lévitique 16:20-22; Ésaïe 53:5, 8, 11, 12; I Pierre 2:24). Certains apostats disaient: “Nous n’avons pas péché”, ce qui revenait à ‘faire de Dieu un menteur’. MaisDieu (...) ne peut mentir”, et sa Parole montre que tous les humains, imparfaits, pèchent bel et bien (Tite 1:2; Ecclésiaste 7:20; Romains 3:23). Si nous disons: “Nous n’avons pas péché”, cela signifie que la parole de Dieu n’est pas “en nous”, qu’elle n’est pas dans notre cœur. — Voir Hébreux 8:10.Ensuite, Jean définit la base qui permet la purification du péché (I Jean 1:8 à 2:2). Si nous disons: “Nous n’avons pas de péché”, nous nions le fait que tous les humains imparfaits sont pécheurs, et “la vérité n’est pas en nous”. (Romains 5:12.) Mais Dieu est “fidèle” et il nous pardonne “si nous [lui] confessons nos péchés” et adoptons une attitude repentante qui nous pousse à renoncer au mal (Proverbes 28:13). À propos de ceux qui sont admis dans la nouvelle alliance, Dieu a dit: “Je ne me souviendrai plus de leur péché.” (Jérémie 31:31-34; Hébreux 8:7-12). En leur pardonnant, il se montre fidèle à cette promesse.

 

Pourquoi était-il si difficile de l’accepter?

Cependant, la nation juive dans sa grande majorité eut du mal à accepter l’idée d’un messie mourant et souffrant. Cela était dû sans aucun doute aux croyances répandues de l’époque. Ainsi, de nombreux Juifs croyaient qu’il leur était possible de triompher de leur inclination innée au mal en observant scrupuleusement la Loi mosaïque, la Torah. De telles personnes espéraient “mettre fin aux péchés” de leur propre chef et par conséquent elles n’éprouvaient pas le besoin qu’un messie meure et efface leurs péchés.

Selon un autre enseignement d’alors, les Juifs seraient déclarés justes par Dieu uniquement parce qu’ils étaient les descendants d’Abraham. De cette façon, si la justice était attribuée d’emblée aux Juifs, le besoin d’un messie qui ‘ferait aimer la justice à un grand nombre’ ne se ferait nullement sentir. C’est pourquoi, comme l’explique Klausner, “à l’époque de Jésus, l’idée d’un messie qui devait être mis à mort dépassait tout entendement (...) pour les Juifs”.

Pendant environ un siècle après la mort de Jésus, le peuple juif refusa de croire en un messie qui serait mis à mort. C’est alors qu’un changement se produisit.

Moïse préfigura Jésus Christ

Jésus Christ fit clairement savoir que Moïse avait écrit à son sujet, car un jour il adressa ces paroles à ses adversaires : “ Si vous croyiez Moïse, vous me croiriez, car celui-là a écrit à mon sujet. ” (Jean 5:46). Alors qu’il était avec ses disciples, “ commençant par Moïse et tous les Prophètes ”, Jésus “ leur interpréta dans toutes les Écritures les choses qui le concernaient ”. — Luc 24:27, 44 ; voir aussi Jean 1:45.

Parmi les choses que Moïse écrivit sur Christ Jésus figurent ces paroles de YHVH : “Mais quant à toi, Jéhovah, ton Dieu, ne t’a rien donné de semblable. C’est un prophète du milieu de toi, d’entre tes frères, tel que moi, que Jéhovah, ton Dieu, suscitera pour toi — c’est lui que vous devrez écouter — en réponse à tout ce que tu as demandé à Jéhovah, ton Dieu, en Horeb, au jour de la congrégation, en disant: ‘Que je ne recommence pas à entendre la voix de Jéhovah, mon Dieu, et que je ne voie plus ce grand feu, pour que je ne meure pas!’ Alors Jéhovah me dit: ‘Ils ont bien agi en disant ce qu’ils ont dit. Je leur susciterai du milieu de leurs frères un prophète tel que toi, et je mettrai vraiment mes paroles dans sa bouche, et assurément il leur dira tout ce que je lui commanderai. Et il arrivera sans faute que l’homme qui n’écoutera pas mes paroles, celles qu’il dira en mon nom, moi, je lui réclamerai des comptes.” (Deutéronome 18:14-19). Lorsqu’il cita cette prophétie, l’apôtre Pierre ne laissa planer aucun doute sur le fait qu’elle s’appliquait à Jésus Christ. — Actes 3 :19-23
.

Un prophète comme Moïse, avec lequel Dieu parlerait, pour ainsi dire, “
face à face
”? Les Israélites ont probablement eu du mal à se faire à cette idée. Et pourtant, comme Moïse le leur avait annoncé, le Dieu Tout-Puissant susciterait ce médiateur du milieu du peuple. L’expression ‘tel que Moïse’ ne voulait pas simplement dire égal à Moïse; le prophète annoncé pouvait être à la fois comme Moïse et cependant plus grand que lui.

De tous les prophètes qui ont vécu en Israël, de Moïse jusqu’à Malachie, aucun n’a été semblable à Moïse ni n’a été plus grand que lui :

Mais il ne s’est encore jamais levé en Israël de prophète comme Moïse, que Jéhovah connaissait face à face, ni quant à tous les signes et miracles que Jéhovah l’envoya faire au pays d’Égypte, à l’égard de Pharaon, de tous ses serviteurs et de tout son pays, ni quant à toute la main forte et à toute la grande et redoutable puissance que Moïse mit en œuvre sous les yeux de tout Israël. ” (Deutéronome 34:1-12; voir aussi Exode 33:11), aucun n’a eu avec Dieu la relation privilégiée que Moïse connut, car il lui parlait “ face à face ”. Mais que dire de l’Oint promis, du Messie, qui serait la “postérité” de la “femme” céleste de Dieu (Genèse 3:15
) ?

On ne peut nier qu’à de nombreux égards Jésus ressemble à Moïse. Il ne faut non prendre en compte les points de similitudes issues des généralités mais les points de similitudes issues des spécificités. Effectivement, il n'y a rien de particulier à être né normalement, avoir eu un père, une mère, une descendance, être mort dans son lit, et avoir été enterré.

 

Moïse

Versets

Jésus Christ

Versets

Moïse fut de la lignée prophétique de Jacob, fils d’Isaac.

Ex 2:1 ;
Gn 46:11

Jésus fut de la lignée de Jacob de part Marie et de par Joseph (son père adoptif).

Mt 1:2, 16

Moïse a quitté une position élevée pour servir YHVH

Hé 9 :26

Jésus a quitté une position élevée pour servir YHVH

Ph 2:5-7

Dans sa tendre enfance Moïse a échappé à un meurtre ordonné par le dirigeant de son époque.

Ex 1:22; 2:1-10

Dans sa tendre enfance Jésus a échappé à un meurtre ordonné par le dirigeant de son époque.

Mt 2 :13-18

2 Co 8 :9

Après cela, YHVH dit à Moïse, en Madiân : “ Va, retourne en Égypte, car tous les hommes qui pourchassaient ton âme sont morts. ”

Ex 4:19

et dit : “ Lève-toi, prends le petit enfant et sa mère, et va au pays d’Israël, car ceux qui cherchaient l’âme du petit enfant sont morts. ”

Mt 2:20

Moïse fut appelé hors d’Égypte avec le “premier-né” de Dieu, la nation d’Israël dont il était le conducteur.

Ex 4 :22,23 Ho 11:1

Jésus fut appelé hors d’Égypte en tant que Fils premier-né de Dieu.

Mt 2 :15, 19-21

Moïse a jeûné pendant 40 jours en un endroit désertique.

Ex 34 :28

Jésus a jeûné pendant 40 jours en un endroit désertique.

Mt 4 :1, 2

Moïse vint au nom d’YHVH

Ex 3:13-16

Jésus vint au nom d’YHVH. Le nom de Jésus signifie d’ailleurs “ YHVH est salut ”.

Jean 5:43

Moïse proclama le nom d’YHVH et fut utilisé par YHVH pour magnifier son nom.

Dt 32 :3
Ex 9 :13-16

Jésus proclama le nom d’YHVH et fut utilisé par YHVH pour magnifier son nom.

Jean 17:6, 26

Dieu a donné à Moïse toute l’autorité, comme venant de sa part.

Ex 4:16; 7:1


Dieu a donné à Jésus toute l’autorité, comme venant de sa part.

Jean 3:35-36
Jean 10:18
Mt 28 :18

YHVH était avec Moïse

Exode 3:12
Hé 11:27

YHVH était/est avec Jésus

Jean 8:29

Moïse ne vit littéralement YHVH en personne, mais il eut avec lui des relations plus directes, plus suivies et plus intimes que tout autre prophète avant Jésus Christ. YHVH connaissait Moïse « face à face » et lui parlait « bouche à bouche ».

Nb 12 :6-8
Dt 34 :10-12

Jésus “le Premier-né de toute création ”, bénéficie d’une intimité sans pareille avec YHVH et cela depuis le Commencement. Sur Terre, Jésus démontra également la relation directe et intime qu’il avait avec le Père au point de témoigner qu’il connaissait le Père et de lui parler « bouche à bouche ».

Jean 1 :18
Pr 8 :22-31
Mt 11 :27
Col 1:15
Jean 12 :28

Moïse était d’une humilité exceptionnelle.

Nb 12 :3

Jésus était d’une humilité exceptionnelle.

Mt 11:28-30

Moïse est qualifié de fidèle témoin d’YHVH

Hé 11 :24-29 ; 12 :1

Jésus est qualifié de fidèle témoin d’YHVH

Rév 1:5

Moïse est qualifié de serviteur de Dieu

Ps 105:26

Jésus est qualifié de serviteur de Dieu

Isaïe 42:1

Mt 12:18

Moïse est qualifié de chef

Actes 7:35

Jésus est qualifié de chef

Mi 5:2

Moïse a été l’élu Dieu

Ps 106:23

Jésus est l’élu de Dieu

Isaïe 42:1
Luc 9:36

YHVH a utilisé Moïse pour nourrir une grande foule.

Ex 16:2

YHVH a utilisé Jésus pour nourrir une grande foule.

Ex 6:48-51

Moïse a accompli toutes sortes de miracles stupéfiants.

Ex 14:21-31 Ps 78:12-54

Jésus a accompli toutes sortes de miracles stupéfiants.

Mt 11:5
Mc 5:38-43
Luc 7:11-15, 18-23

Le premier miracle de Moïse fut de changer les eaux du fleuve Nil en sang

Ex 7 :20

Le premier miracle de Jésus fut de changer l’eau en vin (le vin symbolise le sang dans la nouvelle alliance)

Jean 2:7-9

Beaucoup des miracles de Moïse avaient un rapport avec l’eau.

Ex 7 :20
Ex 14 :21
Ex 17 :16
Nb 20 :11

Beaucoup de miracles de Jésus avaient un rapport avec l’eau.

Mt 14 :25
Jean 2 :7-9
Jean 8 :23-24

Moïse implora YHVH de pardonner les Israélites qui apeurés et rebelles refusaient d’entrer dans la Terre Promise et qui en plus tentèrent de cribler de pierres Josué et Caleb malgré tous les signes que Dieu opéra chez eux.

Nb 14 :11-16.

Nb 14 :19, 20.

Jésus implora YHVH de pardonner [les soldats romains et] les Israélites rebelles qui refusaient de croire que Jésus était le Messie et qui ont été responsables de sa souffrance et de sa mort malgré les signes que Dieu opéra chez eux.

Luc 23 :34

Moïse craignait d’être lapidé par les Israelites

Exode 17:4

Jésus craignait d’être lapidé par des juifs donc il se cacha et sortit du temple. A plusieurs reprises des juifs tentèrent de le lapider.

Jean 8:59
Jean 10:31

Les Israelites se rassemblèrent contre Moïse car se mirent à l’envier dans le camp

Ps 106:16
Nombres 16:3

C’est par envie que les prêtres en chef [les pharisiens] ont livré Jésus

Mc 15 :10

Moïse fut transfiguré dans la présence d’YHVH. Son visage rayonna. Le peuple le craignit mais il l’appela avec amour et lui exposa la parole de Dieu.

Ex 34 :29-35

Jésus fut transfiguré et tout son aspect rayonna. Ses disciples le craignirent mais il leur exposa la parole que Dieu révélait.

Mc 9 :2-9

Moïse a administré la « maison de Dieu »                           

Nb 12 :7

Jésus a administré la « maison de Dieu »

Hé 3 :2-6

Moïse s’est offert a être effacé du livre de vie à la place de son peuple qui avait commis un grand pêché. Mais cela n’a pas semblé juste à YHVH.

Exode 32 :30-35

Jésus s’est offert pour porter les péchés de plusieurs. Cela a semblé juste à YHVH.

Is 53:10-11
Hé 9:28

YHVH a confié à Moïse la mission de délivrer son peuple d’Égypte, de l’esclavage. Moïse put alors être appelé de façon appropriée oint, “ Christ ”. (d’après la Bible « être oint » signifie recevoir de la part de Dieu une mission importante pour la réalisation de ses desseins).

Ex 3 :1-15
Dt 6 :21
Isaïe 63 :11
Hé 11 :24-26.

YHVH a confié à Jésus la mission de délivrer son peuple de l’esclavage du péché. Il devint Christ (Oint) après que le prophète Jean l’eut baptisé dans le Jourdain. Il reconnut dès lors qu’il était “ le Christ ” ou Messie.

Isaïe 53 :10
Dan 9 :24
Rom 6:5-6
Mc 14 :61, 62 Jean 4 :25, 26

Moïse fut le médiateur de l’alliance de la Loi entre Dieu et la nation d’Israël.

Ex 19 :3-9
Ex 24 :8

Jésus fut le médiateur de l’alliance nouvelle entre Dieu et l’“Israël [spirituel] de Dieu”.

Jr 31 :31
Ml 3 :1
Luc 22 :20
Hé 8:6; 9
:15 Ga 6 :16

La première alliance fut scellée par le sang de taureaux et de boucs qui fut répandu sur tout Israël pour la rémission des péchés (car sans sang il n’y a pas d’alliance)

Ex 24 :5-8

Hé 9 :19-21

La nouvelle alliance fut scellée par le sang de Jésus Christ qui fut répandu sur l’«Israël [spirituel] de Dieu » pour la rémission des péchés (car sans sang il n’y a pas d’alliance)

Dan 9 :27
Hé 9 :13-15
Mt 26 :28

De même que, dans le désert, le serpent de cuivre fut placé sur une perche par Moïse ; il fut ainsi placé dans une position de maudit. Dans le désert, il était, semble-t-il, nécessaire, pour l’Israélite mordu par un des serpents venimeux envoyés par YHVH, de regarder le serpent de cuivre avec foi.

Jean 3 :13-15
Nb 21 :6-9
Dt 21 :22, 23

De même le Fils de Dieu fut attaché sur un poteau apparaissant à beaucoup comme un malfaiteur et un pécheur, en quelque sorte dans une position de maudit devenant malédiction à notre place. De même, pour obtenir la vie éternelle grâce à Christ, il est nécessaire d’exercer la foi en lui.

Jean 3:13-15
Isaïe 53:3-4; 9-11
Ga 3 :13
1P 2 :24

Moïse a rempli les fonctions de juge, de législateur et de conducteur (guide)

Ex 18:13; 32:34
Dn 9:25
Mal 4:4

Jésus a rempli les fonctions de juge, de législateur et de conducteur (guide)

Mt 23 :10
Jean 5:22, 23 ; 13:34

Moïse a rempli la fonction d’avocat auprès d’YHVH

Nb 27:5

Jésus est un avocat auprès d’YHVH

1 Jean 2:1

Moïse a rempli la fonction de prêtre auprès d’YHVH

Ps 99 :6

Ex 24 :6

Jésus exerce la fonction de prêtre auprès d’YHVH

Hé 3:1

Hé 8:1

Moïse a rempli la fonction d’intercesseur pour le peuple d’YHVH

Nb 21 :7

Jésus exerce la fonction d’intercesseur pour le peuple d’YHVH

Rm 8 :34

Moïse a rempli la fonction de prophète. D’ailleurs les prophéties de Moïse se sont accomplies.

Dt 18:15-22; 28:15-68             

Jésus a également rempli la fonction de prophète. D’ailleurs les prophéties de Jésus se sont accomplies.

Mt 24
Mc 13

Moïse a choisit 12 hommes (des chefs d’Israël) chacun représentant une des 12 tribus d’Israël.

Nb 1:44

Jésus a choisit 12 apôtres chacun représentant une des 12 tribus d’Israël spirituel.

Mt 11:1
Mt 19:28
Luc 6:13

Moïse désigna Soixante-dix hommes des anciens d’Israël

Nb. 11:16, 24

Jésus désigna Soixante-dix autres

Luc 10:1

Moïse savait où il allait mourir et pourquoi il allait mourir

Dt 34:4, 5

Jésus savait où, quand (après avoir été baptisé Jésus savait qu’il ne lui restait plus que 3,5 ans à vivre), comment, pourquoi il allait mourir.

Dan 9:24-27
Mt 20:17-19
Jean 13 :1
Zch 12 :10, 13:6             

Moïse a achevé l’œuvre qu’YHVH lui a donné

Ex 40:33

Jésus a achevé l’œuvre qu’YHVH lui a donné

Jean 17:4

Après la mort de Moïse, Dieu fit disparaître son corps

Dt 34:5, 6
Jude 9

Après la mort de Jésus, Dieu fit disparaître son corps

Actes 2:31

 

Prêtons attention aux prophéties

Incontestablement, YHVH a tenu sa promesse et a fait apparaître un prophète tel que Moïse. La réalisation des paroles consignées en Deutéronome 18:18 se voit dans la vie et les actions de Jésus Christ. Et un tel accomplissement nous donne une raison d’avoir confiance en la réalisation des autres éléments prophétiques consignés dans la Parole de Dieu. Prêtons donc toujours attention aux prophéties de la Bible.

 

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Doit-on croire à la TRINITÉ ? Quelle est son origine ?

Trinité

Définition: Doctrine fondamentale des religions de la chrétienté. D’après le symbole d’Athanase, il y aurait trois personnes divines (le Père, le Fils et le Saint-Esprit); chacune d’elles serait éternelle, toute-puissante, aucune ne serait supérieure ni inférieure aux autres, chacune serait Dieu, mais elles ne formeraient toutes ensemble qu’un seul et même Dieu. D’autres parties du dogme soulignent que ces trois “personnes” ne sont pas des individualités distinctes, mais trois modes d’existence de l’essence divine. Voilà pourquoi certains tenants de la Trinité prétendent que Jésus Christ est Dieu, ou que Jésus et le Saint-Esprit sont le Dieu. Cette doctrine n’est pas biblique.

 

D’où vient-elle?

Il y a longtemps que les religions catholiques et protestantes considèrent la doctrine de la trinité comme le dogme central de la chrétienté.

Provient-elle de la Bible? L’“Encyclopédie britannique” explique que “ni le mot ‘Trinité’ ni la doctrine explicite n’apparaissent dans la Bible”. (Éd. de 1971, tome XXII, p. 241.) En ce qui concerne le dogme d’un Dieu en trois Personnes, l’“Encyclopédie catholique” (angl.) fait cet aveu: “Ce n’est pas (...) directement et immédiatement la parole de Dieu.” (Éd. de 1976, tome XIV, p. 304).

Où pareil concept a-t-il pris naissance? Les triades de Dieu étaient courantes dans la mythologie de l’Égypte et de la Babylone antiques ainsi que dans l’hindouisme et le bouddhisme, comme le montre l’antique triade égyptienne présentée ci-contre et composée d’Isis, d’Osiris et de Horus.

À en croire “The New Schaff-Herzog Encyclopedia of Religious Knowledge”, ce sont les philosophes païens grecs qui ont influencé l’enseignement de la chrétienté. “Les doctrines du Logos et de la Trinité, lit-on, ont reçu leur forme à partir des Pères grecs qui, s’ils n’avaient pas été formés dans les écoles de philosophie platoniciennes, en ont tout au moins subi fortement l’influence directe ou indirecte.” (Tome IX, p. 91).

L’empereur romain Constantin joua également un rôle éminent dans cette affaire. Comme il voyait dans les divisions religieuses une menace à l’unité de son empire, il convoqua un concile d’évêques à Nicée en 325. Après deux mois de débats, l’empereur non baptisé opta pour les partisans de la Trinité. Voici ce qu’on lit dans l’“Encyclopédie britannique” (tome VI, p. 386): “Intimidés par l’empereur, les évêques, à l’exception de deux, signèrent le credo [de Nicée], ce que beaucoup firent contre leur gré.” Les dissidents furent bannis.

Comment la chrétienté est devenue trinitaire

DEPUIS le concile œcuménique Vatican II, il devient de plus en plus évident que l’Église catholique se divise en deux camps. D’un côté, il y a ceux qui ne désirent aucun changement, et de l’autre, ceux qui en attendent davantage avec impatience. Une publication jésuite déclare : “Certains catholiques pensent que les changements sont trop rapides et vont trop loin, et qu’ils iront encore plus loin et se feront encore plus rapidement. Pour d’autres, les changements sont trop limités et trop tardifs, et il n’y a aucun espoir d’en accélérer le rythme.”

Le premier concile œcuménique de l’Église catholique eut lieu à Nicée, en 325 de notre ère ; lui aussi donna le départ à une grande controverse au sein de l’Église. Quel en était l’objet ? La doctrine de la trinité.

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Commentant la situation, un historien moderne écrivit : “Les deux groupes de théologiens avaient une telle influence qu’ils scindèrent pratiquement le christianisme en deux camps qui rivalisèrent dans les domaines théologique et politique pendant deux siècles [et même davantage]. Il y avait le groupe ‘orthodoxe’ conduit par Athanase, archidiacre de l’église d’Alexandrie, et les ariens, nom emprunté à Arius, diacre de la même église (...). Les disciples d’Athanase étaient partisans de la trinité ; les ariens, unitariens.” À l’ouest, dans la partie latine, avec Rome pour capitale, la plupart des gens étaient partisans d’Athanase, tandis que la partie orientale et grecque de l’Empire romain était en majorité favorable à Arius et eut finalement pour capitale Constantinople.

Que croyaient les ariens ? Ils étaient attachés à la “doctrine selon laquelle Christ le Fils est inférieur à Dieu le Père et de substance différente parce qu’il a été créé par Dieu et est venu à l’existence après Dieu”.

Que croyaient les partisans de la trinité ? Selon leur doctrine on définit aujourd’hui la trinité comme la “personnalité triple de l’unique Être divin” dans laquelle ‘Dieu le Père, Dieu le Fils et Dieu le Saint-Esprit’ sont dits être de la même substance, coégaux et tous trois incréés et tout-puissants.

Cependant, on admet généralement que l’enseignement de la trinité s’est développé graduellement. Ainsi, le cardinal Newman écrivit que les credo antérieurs à Constantin ne faisaient pas mention d’une telle trinité. Il dit : “Ils parlent, il est vrai, d’une Trinité ; mais que les trois personnes soient une, coéternelles, égales, tout incréées, toutes puissantes, tout incompréhensibles, cela n’est pas établi, et ne pourrait jamais être conclu d’après ces premiers symboles.” — Développement de la doctrine chrétienne, traduction de L. Boyeldieu d’Auvigny, page 13.

Une autorité moderne et importante de l’Église catholique parle dans le même sens : “Il est difficile, dans cette deuxième moitié du vingtième siècle, de présenter un récit clair, objectif et franc de la révélation, de l’évolution doctrinale et de l’élaboration du mystère de la Trinité. (...) On ne devrait pas parler de l’enseignement de la Trinité dans le Nouveau Testament sans de sérieuses réserves. (...) Pour trouver une croyance sans réserve à la Trinité, il faut quitter la période du christianisme primitif et se placer dans le dernier quart du quatrième siècle.” — New Catholic Encyclopedia (1967), tome XIV, page 295.

Constantin et Nicée

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Constantin affirma s’être converti au prétendu christianisme, sans doute pour des raisons plus politiques que religieuses. La division doctrinale de l’Église l’inquiétait, car il voyait là une menace pour l’unité de son empire. C’est pourquoi, en sa qualité de pontifex maximus, c’est-à-dire chef principal de la religion, il réunit le premier concile œcuménique à Nicée, en l’an 325 de notre ère. Bien qu’il ne fût pas encore baptisé, il présida ce concile auquel assistèrent seulement 318 évêques ; avec leur suite, il dut y avoir entre 1 500 et 2 000 assistants.

Pendant environ deux mois, trinitaires et ariens se querellèrent, les premiers utilisant souvent une tactique extrêmement intolérante. Remarquant que les trinitaires étaient en majorité, Constantin décida en leur faveur. Il “fit cesser l’opposition parmi les évêques et exigea la signature de tous sous peine d’être exilés. Seuls deux évêques de Libye refusèrent ; avec Arius et les prêtres qui lui restèrent fidèles, ils furent exilés en Illyricum”, territoire correspondant à la Yougoslavie occidentale d’aujourd’hui. Les écrits d’Arius furent saisis et brûlés, et on interdit à chacun d’en posséder sous peine de mort.

Cependant, le triomphe d’Athanase et des trinitaires fut de courte durée. Ayant pris le parti des trinitaires pour des raisons certainement politiques, Constantin était tout aussi prêt à changer de camp lorsque la situation politique l’exigerait. C’est ce qui se produisit quelques années plus tard quand Constantin fit de Byzance sa capitale et construisit la ville portant son nom, Constantinople. Dans cette région, les ariens étaient puissants, et les évêques n’avaient signé la déclaration de Nicée que sous l’effet de la peur.

Eusèbe de Nicomédie, évêque de Constantinople, était partisan d’Arius ; il réussit à persuader Constantin de changer de camp. Ce fut au tour des trinitaires d’être bannis. En 335, Constantin exila Athanase à Trèves, en Gaule. Peu après, immédiatement avant sa mort, Constantin fut baptisé par l’évêque arien Eusèbe.

Constantin abandonna l’empire à ses héritiers, plusieurs neveux et ses trois fils, Constantin II, Constance et Constant. Ses fils se débarrassèrent d’abord des autres héritiers, puis se livrèrent bataille. Finalement, ce fut Constance, arien convaincu, qui l’emporta et s’appropria peu à peu la domination de tout l’empire, tant à l’est qu’à l’ouest, après la mort de ses frères partisans de la trinité. Pour favoriser l’arianisme, il ordonna que les évêques trinitaires fussent remplacés par des évêques ariens, ce qui amena un historien païen de l’époque à se moquer en disant que les “routes étaient couvertes d’évêques galopant”.

Les trinitaires l’emportent finalement

Cependant, la domination des ariens cessa avec la mort de Constance, car les partisans de la trinité étaient toujours en majorité. Cela ne doit pas paraître étonnant puisque, Satan étant le “dieu de ce système de choses”, l’erreur est généralement plus populaire que la vérité (II Cor. 4:4). L’échec des ariens était dû également au fait qu’ils étaient eux-mêmes divisés. Ils furent incapables de publier un credo commun pour exprimer leurs croyances et d’avoir un collège central à qui s’adresser. Ils étaient donc divisés ; or, comment ‘une maison divisée contre elle-même peut-elle tenir’ ? — Mat. 12:25.

Cependant, si les trinitaires l’ont emporté sur les ariens, ce fut plus encore parce que les premiers étaient prêts à avoir recours à la force et à la violence pour parvenir à leurs fins. Il a été rapporté que, lorsque Arius s’est levé pour prendre la parole au concile de Nicée, un certain Nicolas de Myra l’a frappé au visage et que, pendant qu’Arius parlait, de nombreux évêques trinitaires se bouchaient les oreilles et poussaient des cris comme s’ils étaient horrifiés par ses hérésies. Comme exemple typique de l’intolérance des trinitaires, on peut également citer l’occupation d’une église de Milan organisée par Ambrose, évêque de cette ville, afin qu’au moins une église de sa ville ne fût pas donnée aux ariens comme l’avait ordonné l’empereur Valentinien. Les ouailles d’Ambrose occupèrent l’église nuit et jour et chantèrent des cantiques pendant deux semaines jusqu’à ce que l’empereur accède à la demande de l’évêque.

Que l’intolérance violente des trinitaires fût une arme efficace contre les ariens, c’est ce que démontrent les déclarations tout à fait opposées faites par deux des chefs germains “barbares” les plus connus. Clovis, roi des Francs, qui devint catholique romain, donc trinitaire, s’attaqua aux Visigoths ariens se trouvant en Gaule, disant : “Il me déplaît que ces ariens occupent une partie de la Gaule. Marchons et, avec l’aide de Dieu, réduisons-les en esclavage.” Il en fut bien ainsi. À propos de la moisson qui résulta de ces graines d’intolérance, nous lisons que ce fut “une histoire pleine de cruauté, d’avarice et de tromperie, avec des rois débauchés et des reines vengeresses pour qui [le pape] Grégoire cherchait des excuses, car ils défendaient l’orthodoxie catholique”.

Théodoric, roi arien des Ostrogoths, était tout à fait différent de Clovis, catholique intolérant. Zénon, empereur romain d’Orient, le chargea de reconquérir l’Italie qui était aux mains d’un roi qui ne reconnaissait pas Zénon comme le maître de l’Empire romain occidental et oriental. Théodoric conquit l’Italie mais, concernant la religion, déclara : “La religion est une chose que le roi ne peut diriger, car on ne peut contraindre aucun homme à croire contre sa volonté.

La vie monastique, c’est-à-dire celle des hommes vivant en célibataires dans les monastères, fut un autre facteur qui favorisa les trinitaires. Athanase fut le premier théologien catholique romain important à encourager la vie monastique. Non seulement les moines constituaient une véritable forteresse en faveur du trinitarisme, mais ils étaient prêts à recourir à la violence dans leur zèle en faveur des croyances trinitaires.

Le fait que les guerriers germains qui envahirent l’Empire romain, que ce soit la partie orientale ou occidentale, étaient ariens joua également en faveur des trinitaires. Comment se fait-il que ces “barbares” étaient ariens ? Ils avaient été convertis par Ulfilas, évêque arien. Ainsi, quiconque adoptait l’arianisme était considéré comme un sympathisant de ces envahisseurs.

C’est certainement l’empereur Théodose qui porta le coup le plus dur aux ariens. Par des décrets officiels promulgués en 391-392, il imposa l’orthodoxie catholique romaine à tous les “chrétiens” et priva les ariens ainsi que tous les païens de leurs maisons de culte. Un historien déclare : “Le triomphe légal de l’Église sur l’hérésie [l’arianisme] et le paganisme, ainsi que sa transformation de secte persécutée en un État persécuteur étaient complets.

Les “barbares” ariens

À partir du cinquième siècle il n’y eut plus d’empereur romain arien. Cependant, cela ne signifiait pas la fin de l’arianisme en tant que religion nationale. Après la mort de Théodose, Rome devint de nouveau la proie des envahisseurs germains ariens qui déferlaient du nord. Une autorité catholique déclare : “Malgré la persécution, le christianisme sous cette forme [arienne] se répandit avec une vigueur remarquable à partir des Goths jusque dans les tribus voisines (...). Quand ils envahirent l’occident et instaurèrent divers royaumes germaniques, la plupart des tribus professaient [l’arianisme] comme religion et persécutaient parfois les Romains qui pratiquaient l’orthodoxie catholique (...). Mais peu à peu l’Église catholique [romaine] réussit à éliminer l’arianisme. Dans certains cas, elle y parvint par des actions militaires qui firent disparaître la population germanique.” Cela eut lieu durant le règne de l’empereur Justinien dont l’ambition était de rétablir l’Empire romain dans sa gloire passée. Il se rendit célèbre par ses persécutions non seulement des ariens, mais aussi des Juifs et des Samaritains. Il interdit même aux Juifs de lire leurs Écritures en hébreu.

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(Justinien représenté sur une mosaïque de l’église San-Vitale à Ravenne)

Mais Justinien ne fit pas disparaître l’arianisme. Rome eut encore affaire aux Germains barbares, car, quelques années après la mort de Justinien, les Lombards, que l’on dit avoir été la plus féroce des tribus germaniques, envahirent l’Italie. Ils ne mirent pas longtemps pour contrôler la plus grande partie de la péninsule italienne. Puis, au milieu du septième siècle, pour une raison inconnue, les Lombards devinrent peu à peu trinitaires, ou catholiques romains. Bien qu’ils aient continué à créer des ennuis à la papauté, ce n’était plus pour des raisons religieuses, mais politiques ou pour des questions de territoire.

À propos de cette période, nous lisons : “Dans la débâcle qui suivit, la fortune passa d’un camp à l’autre plus souvent en raison des changements politiques et du soutien civil que par des arguments théologiques.” Comme le déclare une autre autorité, l’arianisme “se maintint pendant deux siècles encore, plus par accident que par choix ou conviction”. Disons en passant que cette activité politique et militaire des ariens démontre l’erreur de ceux qui accusent les témoins chrétiens de YHVH pacifiques et apostoliques d’être des ariens.

En considérant ce que révèle l’Histoire quant aux activités politiques des trinitaires et des ariens, nous ne pouvons qu’être impressionnés par l’exactitude avec laquelle Jésus et ses apôtres ont annoncé ce qui allait arriver à la congrégation chrétienne. Dans une de ses images, Jésus déclara : “Pendant que les hommes dormaient, son ennemi vint et sursema de la mauvaise herbe au milieu du blé.” Le champ qui était à l’origine un champ de blé devint un champ de mauvaises herbes (Mat. 13:25). En considérant la cupidité et la violence de ces hommes, on se rend également compte de la véracité des paroles de l’apôtre Paul qui, annonçant ces événements, déclara : “Je sais qu’après mon départ il entrera parmi vous des loups tyranniques et ils ne traiteront pas le troupeau avec tendresse.” Au nombre de ces loups, on peut ranger aussi bien les trinitaires que les ariens, les premiers étant les plus féroces. — Actes 20:29.

[Note]

Pour se rendre compte que les ariens avaient des arguments bibliques pour soutenir leur point de vue il suffit de lire Jean 14:28 ; Colossiens 1:15-17 ; I Timothée 1:17 ; Apocalypse 3:14.

Doit-on croire à la TRINITÉ ? Est-ce conforme à la Bible ?

Bien que, de l’aveu des tenants de la Trinité, la Bible ne contienne ni le mot Trinité ni la définition de ce dogme, énonce-t-elle au moins les concepts qui s’y rattachent?

(Versions bibliques dont est basé cet article : Jé, Os, TOB, Da, BFC, MN, Sg, Sy)

La Bible enseigne-t-elle que l’“Esprit Saint” est une personne?

Quelques textes où il est question de l’esprit saint (“Esprit Saint”, ) pourraient laisser croire qu’il s’agit d’une personne. Ainsi, l’esprit saint est décrit comme un assistant (grec paraklêtos;Paraclet”, Os, TOB;Consolateur”, Da) qui ‘enseigne’, ‘rend témoignage’, ‘parle’ et ‘entend’. (Jean 14:16, 17, 26; 15:26; 16:13.) Mais plusieurs autres versets rapportent que des gens ont été ‘remplis’, ‘baptisés’ ou ‘oints’ d’esprit saint (Luc 1:41; Mat. 3:11; Actes 10:38). Ces dernières expressions ne conviendraient manifestement pas s’il s’agissait d’une personne. Si nous voulons comprendre le sens de la Bible considérée dans son ensemble, nous devons tenir compte de tous les textes précités. Quelle conclusion raisonnable s’impose alors? Que les premiers versets cités personnifient l’esprit saint de Dieu, sa force agissante, grâce à des figures de rhétorique, tout comme la Bible personnifie aussi la sagesse, le péché, la mort, l’eau et le sang.

Les Saintes Écritures nous révèlent le nom personnel du Père: YHVH. Elles nous expliquent que Jésus Christ est son Fils. Mais nulle part elles n’attribuent un nom personnel à l’esprit saint.

Actes 7:55, 56 rapporte qu’Étienne a reçu une vision céleste dans laquelle il a contemplé “Jésus debout à la droite de Dieu”. Toutefois, il n’est pas dit qu’il a également contemplé l’esprit saint. (Voir aussi Révélation 7:10; 22:1, 3.)

Un ouvrage catholique admet: “La majeure partie des textes du N[ouveau] T[estament] décrivent l’esprit de Dieu comme une chose, et non comme une personne; cela est particulièrement évident dans le parallèle qui est établi entre l’esprit et la force de Dieu.” (New Catholic Encyclopedia, 1967, tome XIII, p. 575). Cette encyclopédie déclare également: “Les apologistes [les écrivains chrétiens grecs du IIe siècle] parlent d’une manière trop hésitante de l’Esprit; avec un tant soit peu d’intuition nous dirions qu’ils en parlent trop impersonnellement.” — Tome XIV, p. 296.

La Bible confirme-t-elle le point de vue selon lequel le Père et le Fils ne sont pas deux personnes distinctes?

Mat. 26:39, :Étant allé un peu plus loin, il [Jésus Christ] tomba face contre terre en faisant cette prière: ‘Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Cependant, non pas comme je veux, mais comme tu veux.’” (Si le Père et le Fils n’étaient pas deux personnes distinctes, cette prière n’aurait pas de sens. Jésus se la serait adressée à lui-même, et sa volonté aurait nécessairement été celle de son Père.)

Jean 8:17, 18, : [Jésus répondit aux Pharisiens:] il est écrit dans votre Loi que le témoignage de deux personnes est valable. Je suis à moi-même mon propre témoin, et pour moi témoigne le Père qui m’a envoyé.” (Jésus établit donc une nette distinction entre lui et le Père.)

D’après la Bible, les personnes qui formeraient la Trinité sont-elles éternelles, sans commencement?

Col. 1:15, 16, Os:Il [Jésus Christ] est l’image du Dieu invisible, Premier-né de toute la création, parce qu’en lui ont été créées toutes choses dans les cieux et sur la terre.” En quel sens Jésus Christ est-il “Premier-né de toute la création”? 1) D’après les tenants de la Trinité, “Premier-né” signifierait ici le premier, le plus excellent, le plus éminent; il faudrait comprendre par là, non pas que Christ ferait partie de la création, mais qu’il aurait la prééminence sur toutes les créatures. Si tel était le cas et si la doctrine de la Trinité était exacte, pourquoi les Écritures ne disent-elles pas la même chose du Père et de l’esprit saint? En effet, elles n’appliquent cette expression qu’au Fils. À en juger d’après l’usage courant que l’on faisait de l’expression “Premier-né”, elle indique ici que Jésus est l’aîné de tous les fils de Jéhovah. 2) Avant d’être utilisée en Colossiens 1:15, l’expression ‘premier-né’ apparaît plus d’une trentaine de fois dans les Écritures, et chaque fois qu’elle s’applique à des créatures vivantes elle implique que le premier-né fait partie du groupe. “Le premier-né d’Israël” se révèle être un des fils d’Israël; “le premier-né de Pharaon” est un membre de sa famille; “le premier-né de la bête” est lui-même un animal. Alors pourquoi certains attribuent-ils un sens différent à cette expression en Colossiens 1:15? Est-ce en raison de l’usage biblique ou bien d’une croyance à laquelle ils adhèrent déjà et qu’ils veulent défendre à tout prix? 3) Le texte de Colossiens 1:16, 17 (Os) met-il Jésus à part des créatures lorsqu’il rapporte qu’“en lui ont été créées toutes choses” et que “toutes choses ont été créées par lui et pour lui”? C’est le terme grec panta, une forme du mot pas, qui est rendu ici par “toutes choses”. En Luc 13:2, Jé, Os, Sg et Sy traduisent ce mot par “tous les autres”. (Voir également Luc 21:29 dans Ku et Philippiens 2:21 dans BFC.) En harmonie avec ce que le reste des Écritures enseignent au sujet du Fils, MN donne un sens identique à panta en Colossiens 1:16, 17, qui, de ce fait, se lit ainsi: “Par son entremise toutes les autres choses ont été créées (...). Toutes les autres choses ont été créées par son intermédiaire et pour lui.” Jésus est donc considéré comme une créature, comme faisant partie de la création produite par Dieu.

Rév. 1:1; 3:14, Da:Révélation de Jésus Christ, que Dieu lui a donnée (...). Et à l’ange de l’assemblée qui est à Laodicée, écris: Voici ce que dit l’Amen, le témoin fidèle et véritable, le commencement [grec arkhê] de la création de Dieu.” (Fi, TOL et MN rendent ce texte d’une manière similaire.) Cette leçon est-elle correcte? D’après certains traducteurs, ce texte signifierait que le Fils était ‘l’auteur de la création de Dieu’, qu’il en était ‘la source suprême’, ‘la cause première’. Mais le Dictionnaire grec-français de Bailly donne “commencement” comme sens premier de arkhê (Paris, 1950, p. 281). On en conclut fort logiquement que celui dont il est question en Révélation 3:14 est une créature, la première des créatures de Dieu, et qu’il a eu un commencement. Comparez ce texte avec Proverbes 8:22 où, comme l’admettent de nombreux commentateurs, le Fils est représenté par la sagesse personnifiée. (Selon Jé, BFC, Os, et Md, celui qui parle ici a été ‘créé’.)

Au sujet du Messie, Michée 5:1 (Sy) disait en termes prophétiques que son “origine remonte aux temps anciens, aux jours éternels”. Da (Michée 5:2) déclare que ses “origines ont été d’ancienneté, dès les jours d’éternité”. Cela identifie-t-il Jésus à Dieu? Il est intéressant de noter qu’à la place de “jours éternels”, met “jours antiques”; BFC, “temps les plus anciens”; MN, “jours des temps indéfinis”. À la lumière du texte de Révélation 3:14, dont il a été discuté plus haut, Michée 5:2 ne prouve pas que Jésus est sans commencement.

Lit-on dans la Bible qu’aucun des membres de la Trinité ne serait supérieur ou inférieur à un autre, qu’ils seraient tous égaux et tout-puissants?

Marc 13:32, :Quant à la date de ce jour, ou à l’heure, personne ne les connaît, ni les anges dans le ciel, ni le Fils, personne que le Père.” (Il va de soi que ce ne serait pas le cas si le Père, le Fils et l’Esprit Saint étaient tous égaux et constituaient la Divinité. Et si, comme le prétendent certains, c’est sa nature humaine qui empêchait le Fils de connaître cette date, pourquoi l’Esprit Saint l’ignorait-il?)

Mat. 20:20-23, :La mère des fils de Zébédée (...) lui dit [à Jésus]: ‘Ordonne que mes deux fils que voici siègent, l’un à ta droite et l’autre à ta gauche, dans ton Royaume.’ Jésus répondit: ‘(...) vous boirez ma coupe; quant à siéger à ma droite et à ma gauche, il ne m’appartient pas d’accorder cela, mais c’est pour ceux à qui mon Père l’a destiné.’” (Cette explication est pour le moins étrange si l’on prétend que Jésus est Dieu. N’a-t-il répondu qu’en fonction de sa “nature humaine”? Si Jésus était en fait un “homme-Dieu”— à la fois Dieu et homme, mais ni vraiment l’un ni vraiment l’autre — comme l’affirment les partisans de la Trinité, pourrait-il logiquement donner une telle explication? Matthieu 20:23 ne prouve-t-il pas plutôt que le Fils est inférieur au Père et que Celui-ci s’est réservé certaines prérogatives?)

Mat. 12:31, 32, :Tout péché et blasphème sera remis aux hommes, mais le blasphème contre l’Esprit ne sera pas remis. Et quiconque aura dit une parole contre le Fils de l’homme, cela lui sera remis; mais quiconque aura parlé contre l’Esprit Saint, cela ne lui sera remis ni en ce monde ni dans l’autre.” (Si l’Esprit Saint était une personne et qu’il était Dieu, ce texte opposerait un net démenti à la doctrine de la Trinité, parce qu’il signifierait que d’une certaine façon l’Esprit Saint serait supérieur au Fils. En fait, Jésus atteste ici que le Père, de qui émane cet “Esprit”, est plus grand que lui, le Fils de l’homme.)

Jean 14:28, :[Jésus dit:] Si vous m’aimiez, vous vous réjouiriez de ce que je vais vers le Père, parce que le Père est plus grand que moi.”

I Cor. 11:3, :Je veux cependant que vous le sachiez: le chef de tout homme, c’est le Christ; le chef de la femme, c’est l’homme; et le chef du Christ, c’est Dieu.” (Il est donc clair que le Christ n’est pas Dieu et que Dieu occupe une position supérieure à la sienne. Il convient de noter que ces paroles ont été rédigées vers 55 de notre ère, quelque 22 ans après le retour de Jésus dans les cieux. Par conséquent, la vérité énoncée ici concerne les relations qui existent au ciel entre Dieu et Jésus.)

I Cor. 15:27, 28, :Il [Dieu] a tout mis sous ses pieds [ceux de Jésus]. Mais lorsqu’il dira: ‘Tout est soumis désormais’, c’est évidemment à l’exclusion de Celui qui lui a soumis toutes choses. Et lorsque toutes choses lui auront été soumises, alors le Fils lui-même se soumettra à Celui qui lui a tout soumis, afin que Dieu soit tout en tous.”

L’hébreu Shadday et le grec Pantokratôr sont tous les deux rendus par “Tout-Puissant”. Ces deux termes sont maintes et maintes fois appliqués à Jéhovah, le Père (Ex. 6:3; Rév. 19:6). Mais ils ne sont jamais utilisés pour désigner le Fils ou l’esprit saint.

La Bible dit-elle de chacun de ceux qui sont censés former la Trinité qu’il est Dieu?

Dans une prière, Jésus a dit: “Père, (...) la vie éternelle, c’est qu’ils te connaissent, toi, le seul véritable Dieu, et celui que tu as envoyé, Jésus-Christ.” (Jean 17:1-3, ; c’est nous qui soulignons). (La plupart des traductions appliquent l’expression “le seul véritable Dieu” au Père. Ce met: “le Dieu unique et véritable.” Pourrait-il être “le seul véritable Dieu”, “le Dieu unique et véritable”, si deux autres personnes étaient Dieu au même degré que lui? Tous ceux qui, en dehors de lui, sont appelés “dieux” doivent être soit de faux dieux soit simplement l’image du vrai Dieu.)

I Cor. 8:5, 6, :Bien qu’il y ait, soit au ciel, soit sur la terre, de prétendus dieux — et de fait il y a quantité de dieux et quantité de seigneurs —, pour nous en tout cas, il n’y a qu’un seul Dieu, le Père, de qui tout vient et pour qui nous sommes, et un seul Seigneur, Jésus Christ, par qui tout existe et par qui nous sommes.” (Ce texte présente le Père comme le “seul Dieu” des chrétiens, comme un Être distinct de Jésus Christ.)

I Pierre 1:3, :Béni soit le Dieu et Père de notre Seigneur Jésus Christ.” (A plusieurs reprises, même après l’ascension de Jésus au ciel, les Écritures parlent du Père comme du “Dieu” de Jésus Christ. En Jean 20:17, alors qu’il vient d’être ressuscité, Jésus appelle son Père “mon Dieu”. Plus tard, lorsqu’il sera au ciel, il reprendra cette expression qui apparaît en Révélation 3:12. En revanche, la Bible n’indique nulle part que le Père aurait appelé son Fils “mon Dieu”; de plus, ni le Père ni le Fils n’utilisent cette expression à propos de l’esprit saint.)

Karl Rahner a écrit que “Θεός [Dieu] n’a encore jamais été appliqué à l’Esprit” et que “ὁ θεός [littéralement le Dieu] n’est jamais employé dans le Nouveau Testament pour parler du πνεῦμα ἅγιον [esprit saint]”. — Theological Investigations (Baltimore, 1961), traduit de l’allemand, tome I, pp. 138, 143.

“ L’Agneau ” peut-il être la même personne que “ son Père ” ? Certainement pas. Dans la Bible, les deux sont distincts. Ils portent même un nom différent.

L’apôtre Jean également a montré que Jésus était subordonné à Dieu. Il a expliqué qu’il avait écrit son Évangile afin que les lecteurs en viennent à croire que “ Jésus est le Christ le Fils de Dieu ”, et non qu’il est Dieu (Jean 20:31). Jean a aussi reçu une vision céleste dans laquelle il a vu “ l’Agneau ”, qu’il identifie dans son Évangile à Jésus (Jean 1:29). L’Agneau se tient debout avec 144 000 autres qui, selon les termes de Jean, ont été achetés de la terre ”. Jean explique que ces 144 000 ont le “ nom [de l’Agneau] et le nom de son Père écrits sur leurs fronts ”. — Révélation 14:1, 3.

Comme nous venons de le voir, le nom donné au Fils de Dieu, l’Agneau, est Jésus (Luc 1:30-32). Et le nom de son Père ? Il figure des milliers de fois dans la Bible. Par exemple, on lit en Psaume 83:18 : “ Toi, dont le nom est Jéhovah, tu es, toi seul, le Très-Haut sur toute la terre ! ” Malheureusement, le nom de Dieu, Jéhovah, a été remplacé dans de nombreuses traductions de la Bible par les termes “ Seigneur ”, “ Dieu ” ou “ Éternel ”. Ces termes sont parfois écrits en majuscules pour, dit-on, distinguer Jéhovah des autres personnages appelés ‘ dieux ’ ou ‘ seigneurs ’. Néanmoins, dans bien des traductions, le nom divin a été rétabli à sa place légitime.

George Howard, professeur de religion et d’hébreu à l’université de Géorgie, déclare: “Avec le temps, on associa de plus en plus ces deux personnages [Dieu et Christ], au point qu’il devint souvent impossible de les distinguer. Il se peut donc que la suppression du Tétragramme ait été pour une bonne part dans le déclenchement des débats christologiques et trinitaires postérieurs qui détchirèrent l’Église des premiers siècles. Quoi qu’il en soit, la suppression du Tétragramme créa probablement un climat théologique différent de celui qui régnait au premier siècle, durant la période du Nouveau Testament.” — Revue d’archéologie biblique (angl.), mars 1978.

Certains textes des Écritures utilisés par les tenants de la Trinité pour appuyer leur croyance étayent-ils solidement ce dogme?

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Doit-on croire à la TRINITÉ ? Y a-t-il des preuves de la Trinité dans la Bible ?

CERTAINS textes des Écritures sont présentés comme des preuves de la Trinité. Lorsque nous lisons ces textes, cependant, nous devons nous souvenir que ni la Bible ni l’Histoire ne témoignent en faveur de la Trinité.

Pour les premiers chrétiens, Dieu, le Christ et l’esprit saint ne formaient pas une trinité. On lit dans une encyclopédie (The Encyclopædia Britannica) : “ Le mot Trinité ne figure pas dans le Nouveau Testament. La doctrine qu’il désigne n’y est jamais énoncée explicitement. Jésus et ses disciples n’ont certainement pas voulu renier le Shema [une prière hébraïque] de l’Ancien Testament, savoir : ‘ Écoute, Israël : l’Éternel est notre Dieu, l’Éternel est un ! ’ (Deut. 6:4). ” Leschrétiens n’adoraient ni la triade romaine ni d’autres dieux. Ils acceptaient la déclaration de Jésus selon laquelle seul Jéhovah doit être adoré (Matthieu 4:10). De plus, ils croyaient à ces paroles du Christ : “ Le Père est plus grand que moi. ” (Jean 14:28).

 

“Moi et le Père, nous sommes un”

BIEN qu’elles ne fassent pas mention d’une troisième personne, ces paroles, consignées en Jean 10:30, sont souvent citées à l’appui de la Trinité. Cependant, Jésus a montré ce qu’il entendait par être “un” avec le Père. En Jean 17:21, 22, il prie Dieu pour que ses disciples “soient un, comme toi, Père, dit-il, tu es en union avec moi et moi je suis en union avec toi, pour qu’eux aussi soient en union avec nous, (...) afin qu’ils soient un comme nous sommes un”. Jésus priait-il pour que tous ses disciples deviennent un seul et même être? Non. Il priait, à l’évidence, pour qu’ils soient unis — comme il l’est avec Dieu — dans la même pensée et dans le même dessein. — Voir 1 Corinthiens 1:10.

En 1 Corinthiens 3:6, 8, Paul déclare: “Moi j’ai planté, Apollos a arrosé, (...) celui qui plante et celui qui arrose sont un.” Paul ne voulait pas dire qu’Apollos et lui étaient deux personnes en une, mais qu’ils étaient unis dans le même dessein. Le terme grec traduit ici par “un” (hén) est au neutre; il signifie littéralement “un(e chose)” et indique l’unité dans la coopération. C’est le même terme que Jésus utilise en Jean 10:30 pour décrire les rapports qu’il entretient avec son Père. C’est également le même terme que Jésus emploie en Jean 17:21, 22. Par conséquent, lorsque dans ces divers cas il se sert du mot “un” (hén), c’est une unité de pensée et de dessein que Jésus a en vue.

À propos de Jean 10:30, Jean Calvin (qui était trinitaire) a dit dans son Commentaire sur le Nouveau Testament, T. II, Évangile selon Jean:Les docteurs anciens ont grandement abusé de ce passage pour prouver que Jésus Christ est d’une même essence que son Père. Car notre Seigneur Jésus ne dispute point ici de l’unité de la substance, mais de l’accord ou du consentement qu’il a avec son père.”

Tout de suite après le passage de Jean 10:30, Jésus démontre avec force qu’il n’a pas prétendu, par ces paroles, être Dieu. Aux Juifs qui ont tiré cette conclusion erronée et qui veulent le lapider, il réplique: “À celui que le Père a consacré et envoyé dans le monde, vous dites: ‘Tu blasphèmes’, parce que j’ai affirmé que je suis le Fils de Dieu.” (Jean 10:31-36, TOB). Non, Jésus n’a pas prétendu être Dieu le Fils, mais le Fils de Dieu.

 

S’est-il ‘fait égal à Dieu’?

UN AUTRE passage des Écritures est censé établir la Trinité; il s’agit de Jean 5:18. Comme en Jean 10:31-36, les Juifs veulent ici tuer Jésus parce qu’il appelle “Dieu son propre Père, se faisant égal à Dieu”.

Toutefois, qui dit que Jésus se fait égal à Dieu? Certainement pas lui, car il se défend contre cette fausse accusation dans le verset suivant: “Jésus reprit donc la parole et leur dit: (...) ‘le Fils ne peut rien faire de lui-même, qu’il ne le voie faire au Père.’” — Jé.

Par ces paroles, Jésus montre aux Juifs qu’il n’est pas égal à Dieu et qu’il ne peut donc agir de sa propre initiative. Peut-on imaginer quelqu’un d’égal au Dieu Tout-Puissant disant qu’il “ne peut rien faire de lui-même”? (Voir Daniel 4:34, 35.) On constate d’après le contexte qu’aussi bien en Jean 5:18 qu’en Jean 10:30, Jésus se défend contre les fausses accusations des Juifs qui, comme les trinitaires, tirent des conclusions erronées.

 

Est-il “égal à Dieu”?

EN PHILIPPIENS 2:6, la Bible de Sacy (1846) dit de Jésus: “qui, ayant la forme et la nature de Dieu n’a point cru que ce fût pour lui une usurpation d’être égal à Dieu.” On lit à peu près la même chose dans La Sainte Bible, de David Martin (1879). Certains défenseurs de l’idée selon laquelle Jésus est égal à Dieu utilisent encore de nos jours des versions similaires. Toutefois, remarquez comment d’autres traductions rendent ce verset:

1908: quoiqu’il fût en forme de Dieu, loin de s’en prévaloir pour s’égaler à Dieu.” La Sainte Bible, de H. Oltramare.

1965: “Lui — véritablement de nature divine! n’a jamais eu la suffisance de se faire égal à Dieu.” Das Neue Testament, édition révisée, de Friedrich Pfäfflin.

1968: “qui, bien qu’étant en forme de Dieu, n’a pas considéré qu’être égal à Dieu était une chose qu’il devait cupidement faire sienne.” La Bibbia Concordata.

1984: “il possédait depuis toujours la condition divine, mais il n’a pas estimé qu’il devait chercher à se faire de force l’égal de Dieu.” La Bible en français courant.

1987: “lequel, bien qu’il existât dans la forme de Dieu, n’a pas songé à une usurpation, à savoir pour être égal à Dieu.Les Saintes Écritures Traduction du monde nouveau.

1988: “lui qui est de condition divine n’a pas considéré comme une proie à saisir d’être l’égal de Dieu.” TOB.

Cependant, certains prétendent que même ces traductions plus fidèles impliquent 1) que Jésus était déjà égal à Dieu, mais qu’il était disposé à renoncer à son rang, ou 2) qu’il n’avait pas besoin d’usurper une égalité qu’il détenait déjà.

Ralph Martin, dans L’épître de Paul aux Philippiens (angl.), fait sur le grec original le commentaire suivant: “On peut douter, toutefois, que le verbe puisse glisser de son sens réel de ‘ravir’, ‘s’emparer de’, vers celui de ‘retenir’.” Le Commentaire interprétatif du Testament grec (angl.) dit de son côté: “On ne trouve aucun passage où ἁρπάζω [harpazô] ou l’un quelconque de ses dérivés ait le sens de ‘garder’ ou de ‘retenir’. Il semble que ce verbe signifie invariablement ‘ravir, s’emparer de’. Il n’est donc pas permis de glisser du sens véritable, ‘saisir’, vers un autre sens totalement différent, celui de ‘retenir’.

Ce qui précède montre à l’évidence que les auteurs de certaines traductions, telles que la Bible de Sacy ou La Sainte Bible, de David Martin, tordent les règles de la langue grecque pour faire valoir leurs vues trinitaires. Loin de suggérer que Jésus jugeait convenable de se faire égal à Dieu, le texte grec de Philippiens 2:6, lorsqu’on le lit d’un œil objectif, affirme exactement le contraire: Jésus ne pensait pas que ce fût convenable.

Le contexte (versets 3-5, 7, 8, ) nous éclaire sur la façon dont on doit comprendre ce verset 6. Paul formule cette exhortation: “Que chacun par l’humilité estime les autres supérieurs à soi.” L’apôtre prend ensuite l’exemple par excellence, celui de Jésus: “Ayez entre vous les mêmes sentiments qui sont dans le Christ Jésus.” Quels “sentiments”? S’agit-il de ‘ne point croire que ce fût une usurpation d’être égal à Dieu’? Non, cela irait totalement à l’encontre de l’argument développé. Bien plutôt, Jésus, qui ‘estimait Dieu supérieur à soi’, n’a jamais ‘cherché à se faire de force l’égal de Dieu’; au contraire, “il s’humilia plus encore, obéissant jusqu’à la mort”.

Assurément, ces paroles ne peuvent s’appliquer au Dieu Tout-Puissant. C’est de Jésus Christ qu’il est question ici, Jésus Christ qui illustre parfaitement l’argument de Paul relatif à l’importance de l’humilité et de l’obéissance vis-à-vis de quelqu’un de Supérieur, le Créateur, Jéhovah Dieu.

“Je Suis”

EN JEAN 8:58, un certain nombre de traductions, par exemple la Bible de Jérusalem, font dire à Jésus: “Avant qu’Abraham existât, Je Suis.” Jésus enseignait-il par là, comme l’affirment les trinitaires, qu’il portait le titre “Je Suis”? Cela signifie-t-il, comme ils le prétendent, qu’il était le Jéhovah des Écritures hébraïques? En Exode 3:14, on lit en effet dans la Bible Osty:Dieu dit à Moïse: ‘Je suis qui Je suis.’”

Exode 3:14 (Osty) applique l’expression “Je suis” à Dieu, comme un titre indiquant qu’il existe vraiment et qu’il accomplit ses promesses. Le Pentateuque et les prophètes, édité par J. Hertz, dit au sujet de cette expression: “Pour les Israélites en captivité, le sens allait en être, ‘Bien qu’Il n’ait pas encore manifesté Son pouvoir envers vous, Il va le faire; Il est éternel et vous rachètera assurément.’ Beaucoup suivent aujourd’hui Rashi [exégète biblique et talmudique français] en traduisant cette phrase [Exode 3:14] par: Je serai ce que je serai.’”

L’expression que l’on trouve en Jean 8:58 est totalement différente de celle qui figure en Exode 3:14. Jésus ne l’emploie pas comme un nom ou un titre, mais afin d’expliquer sa préexistence. Voyez du reste comment certaines versions de la Bible rendent Jean 8:58:

1898: “Avant qu’Abraham fût, j’étais.” La Sainte Bible, version d’Ostervald.

1935: “J’existais avant qu’Abraham fût né!” The BibleAn American Translation, de J. Smith et E. Goodspeed.

1981: “J’étais vivant avant qu’Abraham fût né!The Simple English Bible.

1987: “Avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais.Les Saintes Écritures Traduction du monde nouveau.

Par conséquent, le véritable sens du texte grec est que le fils “premier-né” de Dieu, Jésus, qui a été créé, existait bien avant la naissance d’Abraham. — Colossiens 1:15; Proverbes 8:22, 23, 30; Révélation 3:14.

Une fois encore, le contexte atteste que c’est ainsi qu’il faut comprendre ce passage. Les Juifs veulent lapider Jésus parce qu’il affirme avoir “vu Abraham” alors que, d’après eux, il n’a pas encore 50 ans (verset 57). Il est donc naturel que Jésus les renseigne sur son âge. Aussi leur dit-il: “Avant qu’Abraham soit venu à l’existence, j’étais.”

“Elohim     

Dans la Bible, le titre “Dieu” rend ´Èlohim, qui est un pluriel en hébreu. Certains tenants de la Trinité y voient une confirmation de leur croyance. Ils expliquent que Deutéronome 6:4 sous-entend l’unité des membres de la Trinité. Ce texte dit en effet: “Jéhovah, notre Dieu [´Èlohim], est un seul Jéhovah.— Da.

Selon les grammairiens spécialisés en hébreu, "Èlohim" est le nom couramment utilisé pour Dieu. C'est une forme pluriel, mais "son utilisation dans le langage ne soutient en rien l'idée selon laquelle, dans la forme pluriel Èlohim, appliquée au Dieu d'Israël, se trouvent les vestiges d'un polythéisme passé, ni même la combinaison de plusieurs êtres divins" (Kautzsch). Les grammatologues appellent cela un pluriel de majesté ou de rang, ou d'abstraction ou de magnitude (Gesenius, Grammatik, 27th ed., nn. 124 g, 132 h; Catholic Encyclopedia; Elohim)

1923: "Yahweh, notre Dieu, est seul Yahweh" Bible  catholique Crampon      

Dans la Bible tout ce qui est adoré peut être appelé "Elohim" étant donné que l’adorateur lui attribue une puissance supérieure à la sienne et le vénère, comme ce fut le cas avec les faux-adorateurs de Baal qui considéraient Baal en tant que leur "Elohim" (Juges 6:31 ; Juges 8:33), pourtant selon leur croyance Baal n'était pas une combinaison de plusieurs êtres divins. On peut même faire de son ventre un dieu (Rm 16:18 ; Ph 3:18, 19). La Bible dit qu’il y a beaucoup de dieux (Ps 86:8 ; 1Co 8:5, 6), mais elle montre que les dieux des nations sont des dieux sans valeur. (Ps 96:5)

Si les expressions Èlohim dans ce genre de textes se rapportaient à un Dieu en plusieurs personnes, pourquoi, le judaïsme est-il exclusivement monothéiste? Les défenseurs de la Trinité qui se servent des textes bibliques hébreux pensent-ils mieux comprendre l'hébreu que les Hébreux?

En hébreu, le pluriel s’employait pour désigner plusieurs phénomènes de l’univers, parce qu’ils évoquaient une idée de grandeur, d’excellence et de majesté.
[...]
En divers passages de l’Ancien Testament, le roi de Perse est appelé melakhim, ‘roi’ au pluriel, dans le sens de ‘grand roi’; de même, ‘l’Empire perse’ se dit mamlakhoth, pluriel du mot ‘royaume’, au sens de ‘grand royaume
le Journal américain de littérature et de langue sémites (Tome XXI, juillet 1905), sous la plume d’Aaron Ember

[´Èlohim] est un pluriel d´intensité, ce nom exprime la grandeur et la majesté, qu’il est digne du Grand Dieu.
The American Journal of Semitic Languages and Literatures, vol. XXI, 1905, p. 208

Les chrétiens toutefois étaient des monothéistes aussi rigides que les Juifs
Histoire de la civilisation (angl., tome I, page 137) de Brinton, Christopher et Wolff

En Marc 12:29 on trouve les paroles de Jésus qui cite Deut 6:4; Ces paroles ne sont pas en hébreux mais en grec. Comment ces paroles de Jésus sont elles transposées, quel terme grec est utilisé pour traduire l'hébreu Èlohim? C’est le terme grec au singulier,ho Théos (le Dieu), qu'il utilise. Il savait parfaitement que le terme Èlohim ne se rapportait pas à un Dieu en plusieurs personnes.

Enfin, l’apôtre Paul n’a, lui non plus, signalé aucun changement dans la nature de Dieu, et ce même après la venue de Jésus sur terre.

Il a écrit:.“Dieu n’est qu’un seul.— Galates 3:20;

voir aussi 1 Corinthiens 8:4-6:."pour nous, il y a un seul Dieu, le Père"

“La Parole était Dieu”

LA BIBLE de Jérusalem rend Jean 1:1 de cette manière: “Au commencement était le Verbe et le Verbe était avec Dieu et le Verbe était Dieu.” Selon les trinitaires, ce passage signifie que “le Verbe” ou “la Parole” (grec ho logos) qui est venu sur la terre en la personne de Jésus Christ était le Dieu Tout-Puissant lui-même.

Une fois de plus, on remarque que c’est le contexte qui permet d’avoir une compréhension exacte des Écritures. La Bible de Jérusalem, elle-même, dit que “le Verbe était avec Dieu”. (C’est nous qui soulignons.) Celui qui est “avec” quelqu’un ne peut pas être ce quelqu’un. En accord avec ce raisonnement, la Revue de littérature biblique (angl.), éditée par le jésuite Joseph Fitzmyer, fait observer que si on interprétait la dernière partie de Jean 1:1 comme signifiant “le” Dieu, cela “contredirait la proposition précédente”, qui dit que le Verbe était avec Dieu.

Voici comment d’autres traductions rendent cette partie du verset:

1808: “et la parole était dieu.The New Testament in an Improved Version.

1864: “et dieu était la parole.The Emphatic Diaglott, traduction interlinéaire de Benjamin Wilson.

1928: “et le Verbe était un être divin.” La Bible du Centenaire, L’Évangile selon Jean, Maurice Goguel.

1935: “et la Parole était divine.” The Bible An American Translation, J. Smith et E. Goodspeed.

1946: et d’espèce divine était la Parole.Das Neue Testament, Ludwig Thimme.

1963:et la Parole était dieu.Les Saintes Écritures Traduction du monde nouveau.

1975: “et dieu (ou d’espèce divine) était la Parole.” Das Evangelium nach Johannes, Siegfried Schulz.

1978: “et d’espèce divine était le Logos.” Das Evangelium nach Johannes, Johannes Schneider.

En Jean 1:1, on trouve deux fois le nom commun grec théos (dieu). Dans le premier cas, il désigne le Dieu Tout-Puissant, avec qui était la Parole (“et la Parole [logos] était avec Dieu [forme de théos]”). Ce premier théos est précédé de ton (le), forme de l’article défini grec qui se rapporte à un être distinct, en l’occurrence le Dieu Tout-Puissant (“et la Parole était avec [le] Dieu”).

D’un autre côté, il n’y a pas d’article devant le deuxième théos. Ainsi, on pourrait traduire littéralement: “et dieu était la Parole.” Cependant, nous avons vu que nombre de versions rendent ce second théos (qui est ici un nom commun attribut) par “un être divin”, “divin” ou “dieu”. Qu’est-ce qui les autorise à le faire?

Le grec koïnê possédait un article défini (“le”, “la”, “les”), mais pas d’article indéfini (“un[e]”, “des”). Quand donc un nom commun attribut n’est pas précédé de l’article défini, il peut, selon le contexte, être indéfini.

D’après la Revue de littérature biblique, ces expressions, “où un attribut sans article précède le verbe, expriment essentiellement l’attribution d’une qualité”. Comme le constate cette publication, cela indique que le logos peut être comparé à un dieu. On lit encore dans cet ouvrage à propos de Jean 1:1: “La  force qualitative de l’attribut est tellement importante que le nom commun [théos] ne peut être considéré comme défini.”

Par conséquent, ce que Jean 1:1 met en lumière, c’est la qualité de la Parole: le fait qu’elle est “divine”, qu’elle est “dieu”, mais non le Dieu Tout-Puissant. Cette conclusion est conforme au reste de la Bible, qui montre que Jésus, appelé ici “la Parole” en raison de son rôle de Porte-parole de Dieu, est un être subordonné et obéissant, qu’il a été envoyé sur la terre par quelqu’un de supérieur à lui, le Dieu Tout-Puissant.

Il existe nombre de versets bibliques où le nom, sans article dans le texte grec, est manifestement attribut; ce que les traducteurs montrent bien, parfois, lorsque le français le demande, en faisant précéder ce nom de l’article indéfini “un” (ou “une”). Ce procédé de traduction permet d’évoquer la caractéristique ou la qualité du sujet. Par exemple, en Marc 6:49, quand les disciples de Jésus le virent marcher sur l’eau, ils “crurent que c’était un fantôme”. (.) Pareillement, Jean 1:1 montre que la Parole n’est pas “Dieu”, mais que, ayant l’attribut de la divinité, elle est “divine”, ou “un être divin”.

Joseph Thayer, théologien et bibliste qui a participé à la traduction de l’American Standard Version, a déclaré sans ambiguïté: “Le logos était divin, non l’Être divin lui-même.” Quant au jésuite John McKenzie, il a écrit dans son Dictionnaire de la Bible (angl.): “Une traduction rigoureuse de Jn 1:1 donne ceci: ‘(...) la parole était un être divin.’

 

La grammaire est respectée

POUR certaines personnes, ces traductions ne tiennent pas compte d’une règle de grammaire du grec koïnê énoncée, en 1933, par l’helléniste E. Colwell. Selon lui, en grec, un nom attribut “porte l’article [défini] lorsqu’il suit le verbe; s’il précède le verbe, il n’est pas accompagné de l’article [défini]”. Cet auteur veut dire par là que lorsqu’un nom commun attribut précède le verbe, il faut le considérer comme s’il était effectivement accompagné de l’article défini (“le”, “la”, “les”). En Jean 1:1, le second nom commun (théos), qui est attribut, précède le verbe: “et [théos] était la Parole.” Par conséquent, d’après Colwell, Jean 1:1 devrait se lire ainsi: “et [le] Dieu était la Parole.”

Considérons l’exemple que l’on trouve en Jean 8:44. Jésus dit ici à propos du Diable: “Ce fut un homicide.” Comme en Jean 1:1, dans le grec, le nom commun attribut (“homicide”) précède le verbe (“fut”). Il n’y a pas d’article indéfini devant ce mot, car l’article indéfini n’existait pas en grec koïnê. Toutefois, la plupart des traductions ajoutent l’article “un”, parce qu’il est requis par la grammaire grecque aussi bien que par le contexte et par la langue française. — Voir Marc 11:32; Jean 4:19; 6:70; 9:17; 10:1.

Colwell a dû reconnaître cette caractéristique du nom commun attribut, car il dit: “Dans cette position, il est indéfini [“un(e)” ou “des”] seulement si le contexte l’exige.” Il a donc admis le fait que, lorsque le contexte l’exige, le traducteur peut introduire un article indéfini devant le nom commun pour montrer qu’il s’agit d’un attribut.

Se trouve-t-on dans le même cas en Jean 1:1? Oui, car le témoignage de la Bible dans son entier prouve que Jésus, bien qu’ayant l’attribut de la divinité, n’est pas le Dieu Tout-Puissant. Par conséquent, ce qui doit guider le traducteur dans de tels cas, c’est, non pas la règle discutable de Colwell, mais le contexte. Nombre de biblistes, qui traduisent le deuxième théos de Jean 1:1 par “(d’essence) divine”, “un être divin”, “divin” ou “dieu”, rejettent la règle artificielle de Colwell— comme le fait la Parole de Dieu elle-même.

 

Pas de contradictions

LE FAIT que Jésus Christ soit “dieu” contredit-il l’enseignement biblique selon lequel il n’existe qu’un seul Dieu? Non, car la Bible utilise parfois ce terme pour désigner des créatures puissantes. On lit en Psaume 8:5: “Tu te mis aussi à le [l’homme] faire de peu inférieur à ceux qui sont semblables à Dieu [hébreu ’èlohim]”, c’est-à-dire les anges. Lorsqu’il a répondu aux Juifs qui l’accusaient de se faire passer pour Dieu, Jésus a dit: [La loi] a appelé dieux ceux à qui la parole de Dieu fut adressée”, c’est-à-dire des juges humains (Jean 10:34, 35, ; Psaume 82:1-6). Même Satan, en 2 Corinthiens 4:4, est appeléle dieu de ce système de choses”.

La position de Jésus est bien supérieure à celle des anges, des humains imparfaits ou de Satan. Par conséquent, puisque ceux-ci sont appelés “dieux”, c’est-à-dire puissants ou forts, Jésus peut lui aussi être “dieu”. En raison de la position unique qu’il occupe par rapport à Jéhovah Jésus est un “Dieu fort”. — Jean 1:1; Ésaïe 9:6.,

Cependant, la majuscule dans ce titre, “Dieu fort”, n’indique-t-elle pas que Jésus est en quelque manière égal à hovah Dieu? Non, car selon la prophétie d’Ésaïe, ce n’est qu’un des quatre noms par lesquels Jésus devait être appelé, et ces quatre noms portent une majuscule en français. De plus, bien que Jésus soit appelé “fort”, un seul est “Tout-Puissant”. Appeler Jéhovah Dieu “Tout-Puissant” n’aurait pas beaucoup de sens s’il n’existait pas d’autres êtres appelés dieux [puissants], mais occupant une position inférieure.

On peut lire dans le Bulletin de la bibliothèque John Rylands (Angleterre) que, selon le théologien catholique Karl Rahner, alors que théos est utilisé dans des passages tels que Jeapour désigner le Christ, “dans aucun de ces cas ‘théos’ n’est employé de façon à identifier Jésus avec celui qui, ailleurs dans le Nouveau Testament, est appelé ‘ho Théos’, autrement dit le Dieu suprême”. Cette publication ajoute: “Si les rédacteurs du Nouveau Testament jugeaient vraiment indispensable pour les fidèles de confesser Jésus comme ‘Dieu’, comment expliquer que le Nouveau Testament ne parle presque pas de ce genre de confession?

L’apôtre Thomas, quant à lui, n’a-t-il pas dit à Jésus: “Mon Seigneur et mon Dieu! (Jean 20:28)? Pour Thomas, Jésus était comme un “dieu”, surtout dans les circonstances miraculeuses qui l’ont amené à s’exprimer de cette façon. Certains biblistes pensent que, sous le coup de l’émotion, Thomas a tout simplement poussé une exclamation de surprise; qu’il se trouvait devant Jésus mais s’adressait à Dieu. Quoi qu’il en soit, Thomas ne croyait pas que Jésus fût le Dieu Tout-Puissant, car tous les apôtres, lui y compris, savaient que Jésus n’avait jamais prétendu être Dieu; au contraire, il avait enseigné que Jéhovah est “le seul vrai Dieu”. — Jean 17:3.

Là encore, le contexte nous est d’un grand secours. Quelques jours auparavant, Jésus, ressuscité, avait dit à Marie Madeleine d’aller rapporter ces paroles aux disciples: “Je monte vers mon Père et votre Père, et vers mon Dieu et votre Dieu.” (Jean 20:17). Bien que Jésus ait été ressuscité esprit puissant, Jéhovah était toujours son Dieu. Du reste, même après avoir été glorifié, Jésus, ainsi que le montre le dernier livre de la Bible, continua à parler de Jéhovah comme de son Dieu. — Révélation 1:5, 6; 3:2, 12.

Trois versets seulement après l’exclamation de Thomas,  éclaircit la question en disant: “Ceux-là ont été écrits pour que vous croyiez que Jésus est le Christ, le Fils de Dieu” - Jean 20:31, non le Dieu Tout-Puissant. Loin de désigner un des membres mystérieux d’une Trinité, le terme “Fils” doit ici être pris au sens littéral et indiquer un lien naturel.

10/10/2009

Jésus est le Messie

Messie (mashiah) (en hébreux) et Christ (khristos) (en grec), signifient "Oint", c'est-à-dire désigné par " YHVH " pour une mission spécifique. Dans les Écritures hébraïques, mashiaḥ s’applique à de nombreux hommes. David fut nommé officiellement pour être roi quand il fut oint d’huile. C’est pourquoi il est appelé “ oint ” ou, littéralement, “ messie ”. (2S 19:21 ; 22:51 ; 23:1 ; Ps 18:50.) Les expressions “ oint ” ou “ l’oint de Jéhovah ” sont également utilisées à propos d’autres rois, dont Saül et Salomon (1S 2:10, 35 ; 12:3, 5 ; 24:6, 10 ; 2S 1:14, 16 ; 2Ch 6:42 ; Lm 4:20). Ce terme est aussi appliqué au grand prêtre (Lv 4:3, 5, 16 ; 6:22). Les patriarches Abraham, Isaac et Jacob sont appelés les “ oints ” de YHVH (1Ch 16:16, 22). Le roi de Perse Cyrus est appelé “ oint ” en ce sens que Dieu l’avait désigné pour accomplir une certaine mission. — Is 45:1. Au moment où Jésus a été baptisé les cieux se sont ouverts et l’esprit saint est descendu sur lui, il est devenu l’Oint de YHVH. En effet, la mission que " YHVH " a confié à Jésus, qui est toujours en cours jusqu’à la destruction du dernier ennemi, la mort (1Co 15:24-26), reste incontestablement la plus importante car sa mission résultera au rétablissement de ce qui avait été perdu à cause de la désobéissance d’Adam (Is 53:11; Rom 5:18). Ce n'est pas étonnant, qu’au total plus de 300 prophéties, dans la totalité de l'Ancien-Testament rendent témoignage de Jésus-Christ.  D’ailleurs Jésus a lui-même prononcé ces mots aux israélites :

(Jean 5:39) Vous sondez les Ecritures, parce que vous pensez avoir en elles la vie éternelle : ce sont elles qui rendent témoignage de moi. "

Quelques prophéties qui attestent que Jésus est le Messie et leur accomplissement.

  

                           

(Isaïe 55:11) ainsi sera ma parole qui sort de ma bouche. Elle ne reviendra pas vers moi sans résultat, mais elle ne manquera pas d’exécuter ce en quoi j’ai pris plaisir et, à coup sûr, elle aura du succès dans ce pour quoi je l’ai envoyée.                       

(Jean 14:29) Et maintenant je vous l’ai dit, avant que cela n’arrive, afin que, lorsque cela arrivera, vous croyiez.           

 

 

 

       Prophétie           

Réalisation

 

Postérité de la femme

Genèse 3:15

Galates 4:4 

 

Epoque de sa venue et lieu de sa naissance

Daniel 9:25-26

Matthieu 2:16

 

Massacre des enfants à sa naissance

Jérémie 31:15 

Matthieu 2:16-18 

 

Lieu de sa naissance

Michée 5:2

Matthieu 2:1

 

Appelé hors d'Egypte

Osée 11:1

Matthieu 2:14-15 

 

Annoncé par un précurseur

Malachie 3:1.21

Jean 1:29-30

Matthieu 17:10-13 

 

Il est l'Oint de Dieu chargé d'une mission

Isaïe 61:1-2

Luc 4:18-21 

 

Il est prophète par qui Dieu ferait connaître sa volonté et son dessein (Luc 1:70)

Deutéronome 18:18

Jean 16:14

Actes 3:22

 

Son ministère fait voir une grande lumière au peuple de Naphtali et de Zéboulôn.

Isaïe 9:1, 2   

Matthieu 4:13-16

 

Début de son ministère

Isaïe 9:1-2

Matthieu 4:12-17 

 

Prédication en paraboles

Psaume 78:2 

Matthieu 13:11-13, 31-35 

 

Zélé pour la maison d’YHVH

Ps 69:9 

Matthieu 21:12, 13 ;

Jean 2:13-17

 

Viendrai au nom de YHVH

Ps 118:26

Jean 12:12-15

 

Guérison des aveugles

Isaïe 35:5 

Matthieu 9:27-31

 

Guérison des sourds

Isaïe 29:18 

Marc 7:32-35 

 

Guérison des boiteux

Isaïe 35:6

Jean 5:2-9 

 

Guérison des muets

Isaïe 32:4 

Matthieu 9:32-34

 

Présence au Temple          

Malachie 3:1

Matthieu 26:55

 

Louange des enfants

Psaume 8:2

Matthieu 21:16 

 

Incrédulité des Juifs

Isaïe 53:1.3

Jean 12:37-38 

 

Entrée à Jérusalem sur un âne

Zacharie 9:9 

Luc 19:29-38 

 

Haï sans cause

Psaume 35:19 

Jean 15:22-25 

 

Rejeté et méprisé

Isaïe 49:7 

Jean 10:20 

 

Rejeté par les propres fils d’Israël, mais devient la principale pierre angulaire

Isaïe 28:16 ; 53:3 ;

Psaumes 69:8 ; 118:22, 23

Matthieu 21:42, 45, 46 ; Actes 3:14 ; 4:11 ; 1 Pierre 2:7

 

Trahi par un ami

Psaume 41:9

Matthieu 26:47-50 

 

Trahi par 30 pièces d'argent

Zacharie 11:12 

Matthieu 26:14-16 

 

Prix de la trahison jeté au potier

Zacharie 11:13 

Matthieu 27:3.7 

 

Silencieux devant ses accusateurs

Isaïe 53:7

Marc 15:1-15 

 

Jugé et condamné

Isaïe 53:8

Mt26:5768 ; 

Jn 18:12-14

 

Recours à de faux témoins

Psaumes 27:12

Mt 26:59-61 ;

Mc 14:56-59 

 

Frappé, maltraité

Michée 5:1

Marc 15:19

 

Supportant les crachats

Isaïe 50:6 

Matthieu 26:67 

 

Percé par les fils d'Israël

Zacharie 12:10

Zacharie 13:6 

Marc 15:25

Jean 19:34,37

 

Les autorités (romaines et les chefs d’Israël) agissent de concert contre l’oint d’YHVH

Ps 2:1, 2     

Mt 27:1, 2 ;

Mc 15:1, 15  

 

Vêtements tirés au sort

Psaume 22:18

Jean 19:6-7,23-24 

 

Intercède pour les coupables

Isaïe 53:12 

Luc 23:34

 

Abreuvé de fiel et de vinaigre

Psaume 69:21

Matthieu 27:34 

 

Ténèbres en plein jour

Amos 8:9 

Matthieu 27:45 

 

Aucun os brisé

Exode 12:46 

Jean 19:33-36 

 

Subit une mort expiatoire pour emporter les péchés, afin que les humains puissent être tenus pour justes par Dieu.

Isaïe 53:5-12

 

1 Pierre 3:18

 

 

Médiateur d'une nouvelle alliance pour le rachat des transgressions commises sous la première alliance  

Malachie 3:1

Jérémie 31:31-34 

Hébreux 8:13

Hébreux 9:15 

 

Mis dans un tombeau de riche

Isaïe 53:9 

Matthieu 27:57-60

 

Ressuscité le troisième jour par YHVH

Isaïe 53:10 

Romains 8:11

Actes 10:40 

 

Relevé avant la corruption

Psaumes 16:8-11

Actes 2:25-31 ;

13:34-37

 

Ascension au ciel et assis à la droite de YHVH

Psaume 110:1 Proverbes 30:4

Marc 16:19 

 

Disciples dispersés

Ze 13:7

Matthieu 26:31, 56 ;

Jean 16:32

 

Devient comme une pierre qui fait trébucher pour les deux maisons d’Israël et comme un piège pour les habitants de Jérusalem.

Is 8:14, 15 

Lc 20:17, 18 ;

Rm 9:31-33

 

Les fils d’Israël et les habitants de Jérusalem pris au piège et capturés pour avoir l’avoir rejeté.

Is 8:14, 15 ;

 Psaumes 69:8 

 

Jérusalem et deuxième temple détruits par le "peuple d'un chef" et cela après le rejet du Messie.

 Daniel 9 :24-25

détruit en 70 après n. é.

Par les romains.  

 

 reste à réaliser        Retour pour régner sur la Terre entière

Zacharie 14:3-4

Daniel 7:13-14

 Actes 1:10-12

Marc 13:26-27

La prophétie de Daniel prédit l’arrivée du Messie

LE PROPHÈTE Daniel a vécu plus de 500 ans avant la naissance de Jésus. Toutefois, YHVH lui a révélé le point de départ de la période qui mènerait à lui et qui permettraient donc de déterminer à quelle époque Jésus serait oint (établi, comme Messie). Il lui a fait dire : “ Il faut que tu saches et que tu sois perspicace : depuis la sortie de la parole pour rétablir et pour rebâtir Jérusalem jusqu’à Messie le Guide, il y aura sept semaines, également soixante-deux semaines. Elle reviendra et sera bel et bien rebâtie, avec place publique et fossé, mais dans la détresse des temps. ” — Daniel 9:25.

Le roi de Perse Artaxerxès a promulgué “ la parole ” de rétablir et de rebâtir Jérusalem dans la vingtième année de son règne. Ce règne ayant commencé en 474 avant notre ère, la vingtième année correspondrait à 455 (Nehémia 2:1-8). Une période de 69 (7 plus 62) semaines prophétiques séparerait l’apparition du Messie de l’ordre du roi. Au sens strict, 69 semaines ne font que 483 jours, soit même pas deux ans. Toutefois, si l’on applique la règle prophétique “ un jour pour une année ”, on discerne que le Messie apparaîtrait 483 ans plus tard, en 29 de notre ère. — Ézékiel 4:6. C’est en effet cette année-là que Jésus est venu vers Jean le baptiseur, qui l’a baptisé dans l’eau ; il a alors été oint d’esprit saint, devenant ainsi le Messie. Par la suite, Jean, le précurseur semblable à Éliya de la prophétie de Malaki, a présenté Jésus à André et à un autre disciple comme “ l’Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde ”. — Jean 1:29 ; Luc 1:13-17 ; 3:21-23.

La prophétie des “ SOIXANTE-DIX SEMAINES ”

(Daniel 9:24-27) “ Soixante-dix semaines ont été déterminées sur ton peuple et sur ta ville sainte, afin de mettre un terme à la transgression, et de supprimer le péché, et de faire propitiation pour la faute, et d’amener la justice pour des temps indéfinis, et d’apposer un sceau sur vision et prophète, et d’oindre le Saint des Saints. 25 Il faut que tu saches et que tu sois perspicace : depuis la sortie de [la] parole pour rétablir et pour rebâtir Jérusalem jusqu’à Messie [le] Guide, il y aura sept semaines, également soixante-deux semaines. Elle reviendra et sera bel et bien rebâtie, avec place publique et fossé, mais dans la détresse des temps. 26 “ Et après les soixante-deux semaines, Messie sera retranché, avec rien pour lui-même. “ Et la ville et le lieu saint, le peuple d’un guide qui vient les ravagera. Et la fin de cela sera par l’inondation. Et jusqu’à [la] fin il y aura guerre ; ce qui est décidé, ce sont des désolations. 27 “ Et il devra garder [l’]alliance en vigueur pour la multitude pendant une semaine ; et à la moitié de la semaine il fera cesser sacrifice et offrande. “ Et sur l’aile des choses immondes il y aura celui qui cause la désolation ; et jusqu’à une extermination, la chose décidée se déversera aussi sur celui qui est en désolation. ”

         

                   “ SOIXANTE-DIX SEMAINES 

                 (490 ans)

7 SEMAINES

                62 SEMAINES               

1 SEMAINE   

(49 ans)

(434 ans)

(7 ans)    

455 av. n. é.                     406 av. n. é.                                        29       33,5        36

avant notre ère                                                                       de notre ère

La parole pour rétablir Jérusalem

198

Jérusalem rebâtie

198a
 

 

 

                    

         

Messie

arrive

Jésus se baptise

Messie

retran-ché

198c

Fin des 70 SEM AINES

198d

 

L'accomplissement de ces nombreuses prophéties, démontre que Jésus-Christ est véritablement le Messie.

Les juifs du temps de Jésus étaient dans l'attente du Christ (Luc 3:15). Le récit de Luc montre que de nombreux Juifs attendaient avec impatience la venue du Messie précisément à l’époque où Jésus était sur terre. Ainsi, à l’époque où Jésus bébé fut porté au temple, Siméon et d’autres Juifs ‘ attendaient la consolation d’Israël ’ et “ la délivrance de Jérusalem ”. (Lc 2:25, 38.) Beaucoup de Juifs s’attendaient à ce que le Messie corresponde aux idées qu’ils avaient conçues. Les prophéties des Écritures hébraïques montraient le Messie dans deux rôles différents. Dans l’un, il était “ humble, et monté sur un âne ”, dans l’autre, il venait “ avec les nuages des cieux ” pour anéantir tous ses ennemis et faire en sorte que toute domination le serve (Ze 9:9 ; Dn 7:13). Les Juifs ne comprirent pas que ces prophéties se rapportaient à deux apparitions différentes du Messie, apparitions qui se produiraient à deux époques très éloignées l’une de l’autre. (voir Actes 1:11)

15:39 Écrit par cr dans Jésus le Messie | Lien permanent | Commentaires (3) |  Facebook |