09/10/2009

Que dire de l'ENFER de feu ?

Mais qu'est-ce que la mort ? Est-ce que l'enfer est une réalité, une invension qui a surgi à la lumière du jour bien après l'apparition des Saintes-Ecritures ou il s'agit d'une mauvaise interprétation des Saintes-Ecritures? Devons nous nous familiariser avec ce faux concept ?

Dans cet article, les termes "enfer" et "feu de l’enfer" utilisés par les théologiens de la chrétienté se rapportent :

- au mot hébreu She’ôl ( שאול) qui signifie " tombe commune aux hommes " (séjour des morts). Shéol ne désigne pas une tombe individuelle (héb. : qèvèr, Jg 16:31 ; qevourah, Gn 35:20 ; gadhish, Jb 21:32) mais il proviendrait du verbe hébreu sha’al, qui signifie "demander". Cela indiquerait que le shéol est le lieu (et non une condition) qui demande ou réclame tous les humains sans distinction, puisqu’il accueille en son sein les morts de l’espèce humaine. — Gn 37:35 ; Pr 30:15,16. Abel fut apparemment le premier à aller au shéol et, depuis, des milliards de morts l’ont rejoint dans la poussière du sol.

L'équivalent de She’ôl en grec est Hadès ( Ἅιδης ) qui figure dix fois dans les manuscrits les plus anciens des Écritures grecques chrétiennes. Hadès ne désigne pas une tombe individuelle (gr. : taphos et mnêma) ni une tombe de souvenir individuelle (gr. : mnêméïon), mais la tombe où vont tous les humains, où les gens morts et enterrés deviennent invisibles. Ce terme a donc la même signification que son équivalent “ shéol ”. En rapportant les paroles de Pierre, Luc utilisa le mot grec haïdês, ce qui indique que le shéol et l’hadès sont la même chose : la tombe commune aux hommes (Ac 2:25-27, 29-32). D’ailleurs La Septante, version grecque des Écritures hébraïques (de la Genèse à Malachie) du III avant n. é., utilise 73 fois le mot “ hadès ”, dont 60 fois pour rendre l’hébreu shéol.

- au mot grec géénna (forme gr. de l’héb. Hinnom, “ Vallée de Hinnom”), que l’on rencontre 12 fois dans le "Nouveau Testament". (Matthieu 5:22, 29, 30; 10:28; 18:9; 23:15, 33; Marc 9:43, 45, 47; Luc 12:5; Jacques 3:6.) Bien que diverses traductions de la Bible rendent ce mot grec par "enfer", d’autres versions le transcrivent par "Géhenne". Il correspond à "la seconde mort: le lac de feu", symbole de destruction éternelle que l’on trouve dans le dernier livre de la Bible. Apocalypse 20:14. (à comparer avec 1 Corinthiens 15:26)

Concernant ces trois termes parfois traduits par "enfer", le Dictionnaire de la Bible (angl., 1914) édité par William Smith fait remarquer: "Enfer (...) est le mot que, malheureusement, nos traducteurs utilisent en général pour rendre l’hébreu She’ôl. Peut-être aurait-il été préférable de conserver le mot hébreu She’ôl, ou de toujours le rendre par ‘tombe’ ou ‘fosse’. (...) Dans le Nouveau Testament, il arrive que, comme Sheol, le mot Hadès signifie simplement ‘tombe’ (...). C’est en ce sens que, dans les Credo, on dit que notre Seigneur Jésus-Christ ‘est descendu aux Enfers’, en d’autres termes qu’il s’est trouvé dans la condition de tous les morts."

Contrairement à la Géhenne, qui symbolise une destruction irrévocable, Schéol et Hadès désignent la mort dans la tombe où vont tous les humains, avec la perspective d’être rendus à la vie.Apocalypse 20:13.

Des hommes de Dieu tels que " Job " ou  " David ", l’oint de Dieu,  étaient conscients qu’un jour ils iraient dans le Shéol.

(Job 17:13) Si je continue d’attendre, le shéol est ma maison ; c’est dans les ténèbres que je devrai étendre ma couche.

(Job 17:16) Vers les barres du shéol ils descendront, quand tous ensemble nous devrons descendre dans la poussière. ”

(Psaume 139:8) Si je montais au ciel, tu serais là ; si j’étendais mon lit dans le shéol, vois, tu [serais là].

 

Que se passe-t-il lorsqu'un être humain meurt ? L’âme, survit-elle à la mort du corps ?

Quand l'être humain meurt celui-ci retourne à l'état poussière, son corps devient poussière.

(Genèse 3:19) À la sueur de ton visage tu mangeras du pain jusqu’à ce que tu retournes au sol, car c’est de lui que tu as été pris. Car tu es poussière et tu retourneras à la poussière. ”

(Job 17:16) Vers les barres du shéol ils descendront, quand tous ensemble nous devrons descendre dans la poussière. ”

(Ecclésiaste 3:19-20) Car il y a une fin pour ce qui est des fils des humains et une fin pour ce qui est de la bête ; ils ont une fin identique. Comme meurt l’un, ainsi meurt l’autre ; et ils ont tous un même esprit, de sorte qu’il n’y a pas de supériorité de l’homme sur la bête, car tout est vanité. 20 Tous vont vers un même lieu. Ils sont tous venus de la poussière, et ils retournent tous à la poussière.

Le "souffle de vie" qui est en effet "l'esprit" retourne à YHVH-Dieu qui nous l’a accordé avant notre naissance.

(Genèse 2:7) Et Jéhovah Dieu forma alors l’homme avec de la poussière [tirée] du sol et il souffla dans ses narines le souffle de vie, et l’homme devint une âme vivante.

(Psaume 146:4) Son esprit sort, il retourne à son sol ; en ce jour-là périssent ses pensées.

(Ecclésiaste 12:7) Alors la poussière retourne à la terre comme elle était, et l’esprit retourne au [vrai] Dieu qui l’a donné.

L'âme (héb. : nèphèsh [נפׁש] ; gr. : psukhê [ψυχή])  finit aussi par mourir étant donné que  l'esprit retourne à Dieu et que le corps retourne à l’état de  poussière. La Bible ne dit pas que nous avons une âme mais que nous sommes une âme vivante (Genèse 1:20). ‘ Nèfèsh ’ est la personne elle-même, son besoin de nourriture, sa respiration,  le sang dans ses veines, son être.

(Ézékiel 18:4) Voyez ! Toutes les âmes — c’est à moi qu’elles appartiennent. Comme l’âme du père, ainsi également l’âme du fils — c’est à moi qu’elles appartiennent. L’âme qui pèche — c’est elle qui mourra.

(Révélation 16:3) Et le deuxième a versé son bol dans la mer. Et elle est devenue du sang comme celui d’un mort, et toute âme vivante est morte, [oui] les choses qui étaient dans la mer.

Selon de nombreuses religions : Hindouisme, Bouddhisme, Islam, Chrétienté, Jaïnisme et Taoïsme, tous croient en un enfer de feu. L’enfer est selon ces religions, un état de souffrance extrême de l'esprit humain après sa séparation du corps, douleur expérimentée après la mort par ceux qui ont commis des crimes et des péchés graves dans leur vie terrestre. Mais comme nous avons lu précédemment, cet enseignement n’est pas en harmonie avec ce que Dieu dit dans sa parole : “Alors la poussière retourne à la terre comme elle était, et l’esprit retourne au [vrai] Dieu qui l’a donné. ”   Ecclésiaste 12:7

 

Fichier:Hortus Deliciarum - Hell.jpg

 (représentation religieuse de l'enfer dans l' Hortus Deliciarum
de Herrade de Landsberg (autour de 1180)
).

 

Les Ecritures enseignent-elles que les morts souffrent ?

D'après la Bible la mort n'est pas un lieu de tourments ni de souffrance dans les flammes, mais il s'agit d'un état ou chacun se trouve inconscient, dans les Saintes Ecritures, Jésus compare même cet état à quelqu’un qui se trouverait dans un état de sommeil profond.

(Ecclésiaste 9:5) En effet les vivants savent qu’ils mourront ; mais les morts, eux, ne savent rien, et ils n’ont plus de salaire, car leur souvenir est bel et bien oublié.

(Ecclésiaste 9:10) Tout ce que ta main trouve à faire, fais-le avec ta force, car il n’y a ni œuvre, ni plan, ni connaissance, ni sagesse dans le shéol, le lieu où tu vas.

(Jean 11:11-13) Il dit ces choses, et après cela il leur dit : “ Lazare notre ami s’est endormi, mais je vais là-bas pour le réveiller de son sommeil. ” 12 Les disciples lui dirent donc : “ Seigneur, s’il s’est endormi, il se rétablira. ” 13 Jésus, cependant, avait parlé de sa mort. Mais ils pensaient qu’il parlait du repos du sommeil.

Remarque : Il est donc logique de conclure qu’à notre mort notre état de conscience revient exactement au même point qu’avant notre existence.

Quelqu’un  peut-il  échapper au shéol (mort) ?

(Psaume 89:48) Quel est l’homme robuste qui vit et ne verra pas la mort ? Pourra-t-il faire échapper son âme à la main du shéol ? Sèla. 

 

Pourquoi personne ne peut échapper à la mort ?

PUISQUE nous sommes pécheurs à cause de l’imperfection qu’Adam nous a transmise, nous mourons tous.

(Romains 3:23) Tous, en effet, ont péché et n’atteignent pas à la gloire de Dieu, Car tous ont péché et sont privés de la gloire de Dieu ;

(Romains 5:12) Voilà pourquoi, de même que par un seul homme le péché est entré dans le monde et par le péché la mort, et qu’ainsi la mort s’est étendue à tous les hommes parce que tous avaient péché...

(Romains 6:23) Car le salaire que paie le péché, c’est la mort, mais le don que Dieu donne, c’est la vie éternelle par Christ Jésus notre Seigneur.

Qu’est-ce que la géhenne ?

Beaucoup sont ceux qui sont dans l'ignorance et pensent que l’"enfer" est un synonyme de " géhenne " sans savoir ce dont il s'agit et quel est le véritable sens.

Le mot géhenne (forme gr. de l’héb. Gé Hinnom, “ Vallée de Hinnom) figure 12 fois dans les Écritures grecques chrétiennes. Il se rapporte à la vallée de Hinnom, située à l’extérieur des murs de Jérusalem. Quand Jésus était sur la terre, cette vallée servait de décharge publique, " où l’on jetait le cadavre des criminels et des animaux ainsi que toutes sortes d’immondices ". (Smith’s Dictionary of the Bible.) On brûlait les ordures en ajoutant du soufre pour entretenir le feu. Jésus a utilisé cette vallée comme symbole même de la destruction éternelle.


 

Comme à l'exemple de Sodome et Gomorrhe, ces deux villes ont subit la peine d'un feu éternel. Pourtant ces deux villes ont été détruites pour l’éternité mais en une seule fois et en une durée déterminée.

(Jude 7) Pareillement Sodome et Gomorrhe et les villes d’alentour, après qu’elles eurent commis, de la même manière que ceux-là, la fornication avec excès et furent allées après la chair pour un usage contre nature, sont placées devant [nous] comme un exemple [qui est un avertissement] en subissant la punition judiciaire d’un feu éternel.

 Beaucoup sont les chrétiens qui pensent que le "lac de feu" symbolise une souffrance éternelle pour ceux qui ont commis l'iniquité. Mais le vrai sens de " l'étang de feu " est le même que l'expression biblique " feu éternel " qui symbolise une destruction complète résultant d’un jugement défavorable de Dieu, donc sans possibilité de résurrection pour vivre en tant qu’âme (Mt 10:28; Lc 12:4, 5) sur la Terre (Mt 5:5 ; Ps 37:11 ;Is 45:18)

Pour mieux comprendre, comparons ces deux versets bibliques :

(1 Corinthiens 15:26) Comme dernier ennemi, la mort sera réduite à rien.

(Révélation 20:14) Et la mort et l’hadès ont été jetés dans le lac de feu. Cela représente la deuxième mort, le lac de feu.

La mort sera un jour détruite c'est-à-dire, jetée dans le "lac de feu", ainsi comme un jour Sodome et Gomorrhe ont été détruites ayant subit la peine d'un " feu éternel ".

Celui qui est impur et qui pratique toute sorte de souillures de la chair c’est-à-dire la fornication, l’impureté, le dérèglement, l’idolâtrie, la pratique du spiritisme, les inimitiés, la querelle, la jalousie, l’accès de colère, les disputes, les divisions, les sectes, les envies, les soûleries, les orgies et des choses semblable, n’héritera pas le Royaume de Dieu Galates 5:19-21. Si on veut alors s’épargner de  la destruction éternelle, il faut donc se débarrasser de tout ce qui nous fait trébucher dans un sens spirituel,  figurément parlant ‘ se couper une main ou un pied ’ et ‘ s’arracher un œil ’, c’est-à-dire faire mourir ces parties de leur corps par rapport au péché.Mt 18:9 ; Mc 9:43-47 ; Col 3:5 ; voir aussi Mt 5:27-30.

La classe méchante composée des scribes et des Pharisiens fut taxée d’être ‘ exposée à aller dans la géhenne ’. (Mt 23:13-15, 33).

Quelles sont les origines de la croyance à un enfer de feu?

L’ENFER", explique la Nouvelle Encyclopédie catholique (angl.), est le terme "utilisé pour désigner l’endroit où sont les damnés". Une encyclopédie protestante définit l’enfer comme "le lieu où seront châtiés les méchants". Cependant, la croyance en un tel lieu de châtiments d’outre-tombe n’est pas l’apanage des principales Églises de la chrétienté. Son origine remonte à plusieurs siècles avant la naissance de la chrétienté.

Dans la croyance babylonienne et assyrienne des temps antiques, l’“enfer (...) est dépeint comme un lieu plein d’horreurs où dominent des dieux et des démons particulièrement puissants et violents”. (The Religion of Babylonia and Assyria, Boston, 1898, de Morris Jastrow Jr., p. 581.) L’enfer de feu de la chrétienté et de l’islam a ses origines dans la religion de l’ancienne Égypte (The Book of the Dead, New Hyde Park, New York, 1960, préfacé par E. Wallis Budge, pp. 144, 149, 151, 153, 161). Le bouddhisme, qui remonte au VIe siècle avant notre ère, en est venu à enseigner l’existence d’un enfer brûlant et d’un enfer froid (The Encyclopedia Americana, 1977, tome XIV, p. 68). Des peintures de l’enfer que l’on peut voir en Italie, dans certaines églises catholiques, sont d’inspiration étrusque.La civiltà etrusca (Milan, 1979) de Werner Keller, p. 389. (voir image ci-dessous)


 

Mais il faut chercher bien plus loin les véritables origines de cette doctrine qui déshonore Dieu. Les croyances diaboliques rattachées à l’enfer en tant que lieu de tourments diffament Dieu et ont pour auteur le principal calomniateur de Dieu, le Diable (dont le nom signifie “calomniateur”), celui que Jésus a appelé le père du mensonge”.Jean 8:44.

01:39 Écrit par cr dans Après la vie | Lien permanent | Commentaires (2) |  Facebook |

Commentaires

Pourquoi cachez-vous le nom de Dieu Jehovah par YHVH?

Écrit par : Victor P | 14/06/2012

Cher Victor P, si vous connaissiez l'hébreu vous sauriez que 'YHVH' est la transcription la plus littérale et la mieux préservée du tétragramme יהוה. C'est correcte de dire Jéhovah, qui est une forme latinisée du tétragramme biblique, mais lorsque j'écris 'YHWH' cela renvoie directement à l'hébreu sans passer par le latin (qui a donné 'JéHoVaH' en français) qui lui aussi se compose de quatre lettres yōḏ (י), hē (ה), wāw (ו), hē (ה). Donc, d'après vous YHVH n'est pas le nom de DIEU??? Sachez que Jéhovah vient de Yého(u)wah, bien qu'en hébreu en l'écrive YHWH (יהוה) étant donné qu'en hébreu il n'y a pas un système de voyelles telle qu'on connait en français...Sachez que Yehowah n'est pas la seule manière de prononcer le tétragramme biblique. La preuve c'est qu'en hébreu on dit allelu'Yah, donc Yahweh (ou Jahvéh), mais aussi Yoachim our encore serait une autre éventuelle manière de le prononcer. L'important c'est qu'ils renvoient au Créateur et qu'on est sûr qu'il s'agit de son nom. Par conséquent, je ne cache pas le nom de Dieu, au contraire, je le fais connaître à tous mes visiteurs. Vous êtes libre d'écrire Jéhovah, mais vous n'avez pas le droit de prétendre connaître le nom de Dieu alors qu'en fait je vois que ce n'est pas le cas. Bien à vous

Écrit par : administrateur | 22/07/2012

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